Tabaski 2025 : le kilo de viande de bœuf se négocie entre 60 000 et 65 000 GNF à Conakry

À quelques heures de la fête de la Tabaski, notre rédaction a sillonné certaines boucheries de Conakry pour constater l’ambiance et l’évolution des prix. Si l’on observe une affluence dans certaines zones, d’autres quartiers par contre semblent moins animés.  

Tabaski 2025 : le kilo de viande de bœuf se négocie entre 60 000 et 65 000 GNF à Conakry 

 À Yembeya, dans la commune de Lambanyi, Ibrahima Diallo, boucher de son état, évoque le prix du kilo et les difficultés rencontrées dans le métier. 

« Nous vendons le kilo de viande à 60 000 francs guinéens. À l’abattoir, nous l’achetons à 57 000 GNF et nous revendons à 60 000 GNF pour le moment. Il n’y a pas encore beaucoup de clients, faute de moyens. J’invite les fidèles à venir acheter la viande ici à Yembeya. Nous vendons de la bonne viande. Le gouvernement doit aider les vendeurs de bœufs afin que le prix puisse baisser », a-t-il plaidé. 

Tabaski 2025 : le kilo de viande de bœuf se négocie entre 60 000 et 65 000 GNF à Conakry 

Non loin du carrefour de Cosa, Amadou Barry, également boucher, décrit une situation tendue. 

« Le marché se passe bien ici, mais nous rencontrons pas mal de difficultés. Il nous est parfois difficile de nous approvisionner. Les bœufs acheminés en cette période sont majoritairement destinés aux sacrifices de la fête. Pour nous, bouchers, il est compliqué d’en obtenir. Quand les gens procèdent à l’immolation, cela réduit notre marge. Cela montre que les citoyens peinent à se procurer de la viande. 

Le prix varie entre 60 000 et 65 000 GNF. Mais sincèrement, nous souffrons », confie-t-il, avant d’interpeller les autorités et les consommateurs. 

« Nous soutenons les efforts de développement du président de la transition, c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de nous accompagner. Il faut veiller à l’application des lois dans le pays. 

Quant aux clients, nous les rassurons : nous pesons comme il se doit, et ils auront de la bonne viande à un prix raisonnable », a-t-il affirmé. 

Face à cette situation, Abdourahamane, que nous avons trouvé assis dans sa boucherie, espère une baisse des prix. 

« Ici, nous vendons le kilo à 60 000 francs guinéens. Les clients viennent petit à petit. Nous souhaitons que le prix de la viande soit revu à la baisse, car il est vraiment élevé. Nous comptons faire de notre mieux pour satisfaire la clientèle », a-t-il lancé. 

Mamadou Macka DIALLO 

Contact : 666 660 366 

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