À un peu plus de deux mois du référendum constitutionnel en Guinée, la Coalition pour le Soutien du Oui au Référendum (CSOR) a tenu une conférence de presse ce samedi à la Maison de la presse de Conakry. Sous le thème « Pourquoi la CSOR milite pour un OUI au Référendum du 21 septembre 2025 », la rencontre a été marquée par la signature d’un protocole d’accord entre les membres de la coalition et par un discours prononcé par Professeur Lamarana-Petty Diallo.
Dans son discours , Professeur Lamarana Petty Diallo, porte-voix de la Coalition pour le Soutien du Oui au Référendum (CSOR), a lancé un appel solennel à l’ensemble des citoyens guinéens pour qu’ils votent massivement « Oui » lors du référendum du 21 septembre 2025. Selon lui, ce vote dépasse le simple cadre d’un scrutin. « Ce vote n’est pas une simple formalité électorale, mais un acte fondateur, une reconquête démocratique, une affirmation de souveraineté populaire et un rétablissement de notre dignité nationale », a-t-il déclaré.
Devant la presse, il a revisité l’histoire constitutionnelle de la Guinée, depuis le référendum de 1958, symbole de l’indépendance, jusqu’à la Charte de la Transition adoptée après la prise de pouvoir par le CNRD en 2021.
Poursuivant, Professeur Lamarana Petty Diallo a ensuite expliqué les raisons profondes qui fondent l’engagement de la CSOR en faveur du projet de Constitution. Il estime que le texte actuel incarne une « rupture intelligible et une continuité novatrice », à la fois compréhensible par le citoyen lambda et fidèle aux acquis historiques de la nation guinéenne. « Elle conserve des piliers essentiels comme la souveraineté nationale, les libertés fondamentales, tout en intégrant des avancées majeures comme l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans, la création d’un parlement bicaméral ou encore le renforcement des mécanismes démocratiques », a-t-il souligné.
Pour lui, la nouvelle Constitution ne tourne pas le dos à l’histoire, mais la prolonge de manière moderne, en tenant compte à la fois des succès et des échecs des textes précédents, de 1958 jusqu’à la Charte de la Transition de 2021.
À travers son intervention, le professeur Diallo a insisté sur la portée historique du scrutin à venir, en le rattachant à l’héritage du Non du 28 septembre 1958. Pour la CSOR, voter Oui en 2025, c’est inscrire le pays dans une continuité de courage et de responsabilité populaire. « Voter Oui, ce serait réaffirmer la volonté du peuple, dire que le citoyen est au centre des décisions, que c’est lui seul qui détient le pouvoir et décide de son avenir », a-t-il martelé.
Il a conclu en affirmant que la CSOR se positionnera comme le fer de lance de la victoire du Oui, en œuvrant sur le terrain pour vulgariser le texte et mobiliser toutes les couches sociales autour de ce projet national. « Le jour de la victoire, nous serons parmi les plus heureux des Guinéens », a-t-il lancé, visiblement convaincu du triomphe du Oui en septembre prochain.
La rencontre s’est achevée par la signature d’un protocole d’accord entre les membres de la coalition.
Ibrahima Téli Bah


