À l’occasion de la fête nationale française, célébrée hier lundi 14 juillet à la résidence de France à Conakry, l’ambassadeur Luc Briard a prononcé un discours évoquant la feuille de route de la coopération franco-guinéenne. Dans une atmosphère conviviale marquée par la présence d’invités de haut rang, il a mis en avant une vision d’un partenariat fondé sur la souveraineté, la prospérité partagée et l’avenir commun, en insistant sur la contribution des entreprises françaises, de la jeunesse guinéenne et des diasporas.
Prenant la parole en tant qu’ambassadeur, Luc Briard a souhaité convaincre que « la France est un partenaire privilégié de la Guinée, non pas seulement parce que nous avons une histoire commune, mais parce que nous avons un avenir à partager. »
Cet avenir, selon lui, repose sur trois piliers : le respect de la souveraineté guinéenne, l’attachement au droit international, et la co-construction de solutions durables avec les institutions guinéennes et la société civile. En ce sens, l’ambassadeur a salué les actions des entreprises françaises opérant en Guinée dans des domaines clés : « Ils créent des co-entreprises, ils co-industrialisent le pays, ils financent des politiques publiques et accompagnent la formation professionnelle. » Il a cité entre autres, les projets d’usines du groupe Castel à Sanoyah, l’usine de transformation d’alumine par Alteo-UMS à Boké, ou encore les hôpitaux régionaux financés par la coopération.
Luc Briard a également mis en lumière l’importance de la jeunesse guinéenne dans ce partenariat d’avenir. Plutôt qu’un discours, il a préféré « donner la parole à des visages », en mentionnant les initiatives portées par des jeunes guinéens dans l’agriculture, les technologies et l’économie sociale et solidaire : « Je voudrais remercier Amadou Bah du Centre d’Incubation Agricole, Mohamed Labine Keïta de Orange Digital Center, et Mohamed Doumbouya de l’Atelier Solidaire. »
Poursuivant son discours, il a aussi salué les jeunes volontaires français présents à travers le pays et les anciens étudiants guinéens des universités françaises, qu’il qualifie de « ponts entre la France et la Guinée. » Il a insisté sur l’importance d’une « relation symétrique et réciproque, à côté de nos jeunesses qui veulent écrire leurs propres récits. »
Prenant la parole à son tour, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a salué un discours sincère et porteur de perspectives. Il a félicité l’ambassadeur pour sa compréhension des spécificités de la relation franco-guinéenne, soulignant que « le partenariat que nous appelons de nos vœux est celui du respect mutuel, où aucune nation ne s’arroge le droit d’orienter le choix d’une autre. »
En évoquant la transition en cours, il a précisé que la Guinée suit « un chemin de réforme institutionnelle avec lucidité et responsabilité, sans pression ni précipitation. »
Rebondissant sur les mots de l’ambassadeur, il a rappelé que « le dialogue entre les peuples doit passer par les États », mettant en garde contre les ingérences.
Le ministre a enfin salué l’attention portée à la jeunesse, soulignant que « la jeunesse guinéenne est notre plus grande richesse. Elle ne veut pas d’assistance, mais des opportunités pour construire l’avenir comme égale parmi les nations. »
Outre les autorités du pays, plusieurs autres personnalités du pays notamment des journalistes, ont été invités à cette cérémonie qui marque l’amitié entre la France en Guinée. C’est le cas de notre confrère journaliste et auteur, Thierno Amadou Camara.


Ibrahima Téli Bah


