Incendie au grand marché de Madina : plusieurs magasins et leurs contenus ravagés, les victimes sous le choc

Comme annoncé, un incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 6 août 2025 au marché de Madina, touchant un centre commercial connu sous le nom de “Diama”. D’après les premiers témoignages, le feu aurait été provoqué par un court-circuit électrique, survenu aux environs de 23h, pendant qu’il pleuvait.

De nombreux magasins, contenant notamment de l’argent, des glacières, nattes, bols et grands récipients en aluminium, ont été complètement ravagés par les flammes. Sur les lieux, l’émotion est palpable: les commerçants, bouleversés, peinent à retenir leurs larmes.

Incendie au grand marché de Madina : plusieurs magasins et leurs contenus ravagés, les victimes sous le chocAbdoulaye Tolo Barry, l’une des victimes, témoigne : « J’ai trois magasins ici. Deux ont été totalement brûlés, avec ceux de mes voisins. Ils étaient remplis de marchandises : glacières, nattes, tapis, et bien d’autres. Rien n’a été sauvé, même pas une aiguille. Je ne peux même pas estimer les pertes, c’est trop. Nous demandons de l’aide au président. Je suis ici depuis 2008, c’est la première fois qu’un tel drame m’arrive. Tout ce que j’ai construit en plusieurs années est parti en fumée en une nuit. »

Incendie au grand marché de Madina : plusieurs magasins et leurs contenus ravagés, les victimes sous le chocDossou Condé en larmes, ajoute :« Tout mon argent est parti, et c’était l’argent de la banque. Comment allons-nous rembourser ? Aujourd’hui, nous n’avons plus rien, même pas de quoi manger. Mes trois magasins, remplis de glacières et de bols, ont été réduits en cendres. Nous lançons un appel au président général Mamadi Doumbouya pour qu’il nous aide à rembourser nos dettes. Mon mari est décédé, j’ai des enfants à charge, et c’est ici que je venais chaque jour pour subvenir à leurs besoins. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. » ajoute-t-elle

De son côté, Aïssatou Sylla, également sinistrée, témoigne avec un visage serré indique que ces deux magasins font partie de ceux ravagés par le feu. « Mon mari est malade depuis plus de trois ans, et c’est moi qui prends tout en charge grâce à cette activité. Je viens de Gomboya chaque jour pour vendre. Aujourd’hui, je n’ai plus rien, pas même un franc. J’avais reçu un conteneur de marchandises il y a à peine trois jours, dont une grande partie n’était pas encore payée. Tout est parti, y compris une somme de 700 millions de francs guinéens. Et ma tontine ? Je ne connais même pas le montant exact… J’ai accouché il y a seulement trois jours. » laisse-t-elle entendre

Aliou Diaguissa Sow

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