Laye Sékou Camara, est passé mercredi devant les conseillers du CNT. Une première pour lui qui vient d’être nommé ministre des Infrastructures et des Travaux publics. Parti défendre des accords de financements pour des projets d’infrastructures routières, le nouveau ministre ne s’est pas soustrait de la traditionnelle phases de questions et réponses. Réagissant à une question soulevée par un conseiller, le ministre Laye Sékou Camara a mis un accent particulier sur la problématique de recrutement d’ingénieurs-conseils pour un ilmpératif de garantie, pas sans donner l’exemple fâcheux du projet routier Coyah-Mamou-Dabola.
«La valeur d’un projet c’est la valeur de son ingénieur conseil», a déclaré le ministre Laye Sékou Camara qui préconise plus loin de mettre un accent «un accent particulier sur le recrutement de l’ingénieur conseil»
Selon le ministre, «c’est un aspect que les gens ne voient pas. Il faut que nous ayons l’amabilité de pouvoir avoir de l’argent pour payer l’ingénieur conseil. Nous avons fait de grands projets mais vous verrez que la plupart de ces projets, les ingénieurs conseil a démobilisé pour manque de paiement. La route Coyah-Mamou-Dabola a souffert du manque d’ingénieur-conseil. L’ingénieur conseil a démobilisé un moment et nous avons continué les travaux pendant six mois sans ingénieur-conseil. Et ça, on a vu ce qu’on a vu».
Sur un projet, s’il n’y a pas d’ingénieur-conseil, insiste le ministre, «il n’y aura pas de qualité et l’entreprise fera ce qu’elle fera. C’est l’ingénieur-conseil qui est là pour redresser les manquements de l’entreprise».
Thierno Amadou Camara (MBonet)
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