La rentrée scolaire 2025-2026 risque d’être perturbée. Les enseignants du pré-universitaire exigent la signature du statut particulier avant l’ouverture des classes. L’annonce a été faite ce mardi 2 septembre 2025 par Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE).
Selon lui, une plateforme revendicative commune a déjà été élaborée et déposée auprès des départements ministériels concernés par l’intersyndicale de l’éducation, composée de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE), du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et du SNE. « L’essentiel pour nous, c’est le statut particulier. Nous ne sommes pas dans le fétichisme des dates, cela relève de leurs compétences. Ce qui nous intéresse, ce sont nos revendications. La plateforme de l’intersyndicale est déjà déposée dans tous les ministères concernés.
Que la rentrée soit fixée au 30 août, au 30 septembre ou au 6 octobre, nous voulons que, bien avant, le statut particulier soit signé et que les différents points de notre plateforme revendicative soient traités. C’est cela qui peut garantir une rentrée scolaire réussie et apaisée », a déclaré Michel Pépé Balamou.
En cas de non-satisfaction de leurs revendications, le secrétaire général du SNE prévient que la base syndicale sera consultée pour décider de la suite à donner. « Vous savez, ce n’est pas le sommet qui décide, c’est la base. Nous préparons une assemblée générale le lundi 10 septembre 2025 à Conakry. Nous allons y convier tous nos représentants régionaux, préfectoraux, sous-préfectoraux et communaux pour décider de la conduite à tenir.
Mais déjà, les enseignants et enseignantes, membres du SNE et des autres structures de l’intersyndicale, sont clairs : il faut le statut particulier avant l’ouverture des classes », a-t-il insisté.
Michel Pépé Balamou a également indiqué que des discussions pourraient s’ouvrir prochainement. « Je pense que les ministères concernés ont reçu notre plateforme revendicative. Nous allons très prochainement nous rencontrer, peut-être à travers une commission mixte, pour évaluer les différents points. Et sûrement, d’ici un mois, si le gouvernement fait preuve de bonne volonté, nous trouverons un terrain d’entente », a-t-il conclu.
Il faut rappeler qu’au niveau de l’enseignement supérieur, la revendication relative au statut particulier a déjà été satisfaite depuis plusieurs mois.
Mamadou Macka DIALLO
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