Peu de temps après la publication des résultats partiels provisoires du scrutin référendaire constitutionnel de 2025 par la directrice générale des élections, il est ressorti que le « Oui » arrive largement en tête avec 4.319.466 voix, soit 90,6 %, contre 450.433 voix, soit 9,4 %, sur la base des bureaux de vote dépouillés.
Réagissant à travers un entretien téléphonique accordé à notre rédaction, le président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), Dr Édouard Zoutomou Kpoghomou, a indiqué qu’il n’est nullement surpris par ces résultats. « Je ne suis pas surpris, comme on l’avait déjà ressenti. Parce que lorsqu’on ouvre une campagne sur le fond d’exclusion, d’opacité organisationnelle, d’intimidation et de non-équité, il faut s’attendre à ce qu’on a obtenu », a-t-il souligné.
Poursuivant son analyse, le leader de l’UDRP a ajouté. « Ce qui est certain, c’est que ces résultats ne nous surprennent pas, parce que l’organisation elle-même y conduisait. Si vous avez remarqué, il y a eu une campagne unidirectionnelle. L’opposition n’a pas eu l’opportunité de présenter ses arguments contre ce référendum. De plus, ce référendum a créé une confusion, un amalgame, entre la campagne pour légaliser une constitution et une campagne pour promouvoir un candidat. Quand vous organisez des rassemblements avec, en toile de fond, l’effigie du président de la transition, cela veut dire clairement ce qu’on soutient. Mais dans ce cas, nous n’avons pas du tout été conséquents. Lorsqu’il s’agit d’organiser un référendum, on doit le vulgariser comme tel. Si vous choisissez de voter pour une personne, c’est autre chose. Mais en mélangeant les deux, on pousse la population à voter sans donner une vision claire sur ce qu’elle est censée choisir», mentionne le leader politique.
Pour conclure, Dr Édouard Zoutomou Kpoghomou a réaffirmé la position de son parti. « C’est clair, nous avons appelé au boycott. Parce qu’on ne peut pas légitimer un processus qui n’a pas été clair, qui n’a pas été transparent, et qui a été entaché d’opacité et d’incohérence », a-t-il martelé.
Aliou Diaguissa Sow


