La question de la démission éventuelle du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah après l’adoption en cours d’une nouvelle constitution suscite des débats au sein de l’opinion politique. Ce mercredi, en conférence de presse, le principal concerné n’a pas échappé à cette question.
«À partir du moment où l’on adopte la Constitution, il faut se conformer aux principes qu’elle édicte. Elle devra être promulguée le plus rapidement possible après un passage de 72 heures devant la Cour suprême. Et en aucun article de cette présente Constitution, il n’est dit que le gouvernement doit démissionner. Ce n’est pas une modification constitutionnelle, mais bien un référendum constitutionnel pour l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale pour la République de Guinée», dit-il d’entrée.
Puis, le Premier ministre a invoqué l’argument de la stabilité institutionnelle. «Je sais que certains voudraient des changements perpétuels, mais nous recherchons la stabilité. Cette stabilité doit être adossée au respect scrupuleux des règles démocratiques et constitutionnelles, dans une vision ouverte et constructive du présent et de l’avenir. Les débats éternels sur les changements de postes doivent laisser place à une réflexion sur la cohérence et la continuité de l’action publique», dit-il.
Toutefois, pour Bah Oury, d’éventuels changements au sein du gouvernement ne sont pas exclus, mais qu’ils relèveront exclusivement de la prérogative du président de la République et du moment jugé opportun.
Ibrahima Bah


