Statut particulier des enseignants : “Les enseignants ont décidé de donner deux semaines au gouvernement”

À l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le samedi 1er novembre 2025 au siège du SLECG, les enseignants du pré-universitaire et de la formation professionnelle, réunis au sein de l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG et SNE), ont donné un ultimatum de deux semaines au gouvernement. L’objectif : obtenir la signature et l’application du statut particulier des personnels de l’éducation, ainsi que la prise en compte d’autres revendications inscrites dans leur mémorandum.

Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), l’assemblée a rassemblé une “marée humaine” d’enseignants venus des 13 communes de Conakry ainsi que des préfectures de Dubréka et Coyah. « Un seul point était inscrit à l’ordre du jour : l’examen du mémorandum de l’intersyndicale déposé au niveau du gouvernement, dont le point crucial reste la révision du statut particulier des personnels de l’éducation », a-t-il expliqué.

Le syndicaliste a également évoqué d’autres préoccupations, notamment la situation des enseignants contractuels non retenus, le blocage de salaires depuis décembre 2023 et l’amputation des primes d’incitation. « Certains enseignants n’ont pas encore perçu leurs salaires, et ceux qui ont été payés n’ont pas reçu les arriérés. D’autres voient leurs primes supprimées sans explication », a-t-il déploré.

Concernant les démarches entreprises, Michel Pépé Balamou a indiqué que l’intersyndicale a rencontré le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean-Paul Cedy, qui aurait transmis le document au ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno. Ce dernier a promis la tenue prochaine d’un atelier de validation du projet de relecture du statut particulier.

Face à la lenteur administrative, les syndicats ont tenu à informer la base. « Les enseignants pensaient que les responsables syndicaux avaient été corrompus, d’où cette assemblée pour leur expliquer nos démarches. Les enseignants ont décidé de donner deux semaines au gouvernement pour signer et appliquer le statut particulier, ainsi que satisfaire les autres points du mémorandum », a déclaré le secrétaire général du SNE.

En cas d’inaction du gouvernement, l’intersyndicale compte d’abord épuiser toutes les voies légales avant d’envisager d’autres actions. « Nous voulons rester dans la légalité. Si, après le 15 novembre, rien n’est fait, nous convoquerons une nouvelle assemblée générale. Ce sera alors aux enseignants de décider de la suite à donner », a-t-il conclu.

Les enseignants de Guinée semblent plus que jamais déterminés à aller jusqu’au bout pour faire entendre leurs revendications.

Mamadou Macka Diallo

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