Apportant des précisions sur les différentes préoccupations des conseillers nationaux de la transition lors de l’examen et l’adoption de la loi de finances rectificatives exercice 2025 le samedi dernier, le gouverneur de la banque centrale de la république de Guinée a évoqué la crise de liquidité qui a fait assez de remous dans le pays.
Sur le cas, Karamo Kaba a soutenu que la Guinée n’a jamais connu de crise de liquidité mais n’a eu qu’une pénurie de cash. Pour justifier ses propos, il donne un exemple pragmatique devant les conseillers nationaux. « Considérez que ma main soit la liquidité. Considérez que le premier doigt représente les paiements par chèque. Le deuxième doigt représente les paiements par cash. Le troisième doigt représente les paiements par virement bancaire. Le quatrième doigt, tout ce qui est paiement électronique. Et le cinquième, tout ce qui est compte à terme, à très court terme. Ce n’est pas parce que le deuxième doigt n’est pas là où il est gelé que ma main a disparu. Nous n’avons jamais eu de crise de liquidité en Guinée. On a eu effectivement une pénurie de cash qui a été réglée, et c’est derrière nous», a-t-il soutenu
Plus loin, Karamo Kaba indique : « Nous avons pris des actions pour ne plus que ça se reproduise. Ce n’est pas une nouveauté, ça n’a pas touché que la Guinée. Il y a plein de pays comme le Liban, la Grèce, le Sri Lanka, le Nigeria, beaucoup de pays ont été touchés par rapport à cette crise de cash. Donc, qu’est-ce que nous avons fait ? Nous avons agi du côté de l’offre. Nous avons augmenté substantiellement les commandes avec les imprimeurs de billets. Comme vous l’avez vu, depuis le mois de août, nous avons beaucoup de billets qui viennent par avion, et donc on a pu servir toutes les personnes qui ont besoin de cash », souligne-t-il avant d’affirmer qu’aujourd’hui, la BCRG a rempli sa mission, non seulement au niveau des banques, mais ajoute-t-il, également au niveau de tout ce qui est paiement au niveau de l’État. Par ailleurs, Karamo Kaba incite à tous les agents à aller vers plus de paiements bancaires ou des paiements digitaux.
Dans la même logique et après avoir remercié le CNSS et la CNPS pour les efforts qu’elles ont fourni pour que les paiements se fassent désormais par virement bancaire, Karamo Kaba indique. « Il y a encore un an de cela, nous avions à peu près 20 % de paiements par virement. Aujourd’hui, nous sommes montés à 50 % au niveau de l’armée. Donc, c’est vraiment un effort qu’il faut saluer. Et donc, c’est l’effort de tous qui va faire que cette crise de cash ne va plus se reproduire. Mais en tout cas, ce que je peux vous dire, c’est qu’aujourd’hui, nous, on n’en parle plus. C’est de l’histoire ancienne et vraiment, on va tout faire pour ne pas que ça se reproduise et ça ne va plus se reproduire » a-t-il pris l’engagement devant les conseillers nationaux de la transition
Aliou Diaguissa Sow

