« La Guinée a relevé un défi immense »: Discours de clôture de Transform Africa 2025

Discours de Madame Rose Pola Pricemou, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ministres représentant les Chefs d’État et Chefs de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ministres venus de tout le continent,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,
Monsieur le Directeur Général de Smart Africa,
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des institutions nationales et internationales,
Chers Partenaires techniques et financiers,
Chers Sponsors Platinium, Gold, Silver et Bronze,
Distingués invités,
Chers Innovateurs, Startups, Étudiants et Jeunes talents,

Chers amis de la presse nationale et internationale
Mesdames et Messieurs,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, votre présence ce soir est un signal puissant. Elle confirme que ce sommet n’est pas simplement un événement… mais un engagement de tout un gouvernement. Merci d’être ici, merci de porter avec nous cette ambition numérique pour la Guinée et pour l’Afrique.

Mesdames et Messieurs, ce soir, Conakry ne clôture pas un sommet. Conakry ouvre un chapitre. Un chapitre où l’Afrique décide enfin de se regarder avec confiance, de se projeter avec audace et d’agir avec unité.

Nous venons de vivre trois jours extraordinaires. Trois jours où la Guinée a accueilli 6 956 participants, avec 79 nationalités représentées, 584 CEO et Directeurs Généraux, 1 552 représentants de gouvernements, 590 startups, et 12 MoUs signés. Jamais dans l’histoire du TAS de tels chiffres n’avaient été atteints. Jamais.

Je me souviens d’un moment très particulier. Le 4 septembre dernier, ici même à Conakry, en marge de l’inauguration du Data Center national Tier III, Lacina Koné et moi annoncions officiellement les dates du TAS 2025. Deux mois pour tout bâtir. Deux mois pour transformer un engagement en réalité. Et ce soir, en voyant cette salle remplie, ce continent rassemblé, je me dis que tout ce que nous avons fait… en valait la peine. Merci à Smart Africa d’avoir fait confiance à la Guinée. Merci d’avoir fait de ce TAS un sommet gagnant-gagnant : pour Smart Africa, pour la Guinée, pour l’Afrique.

Mais au-delà des chiffres, au-delà du protocole, il y a un moment qui m’a profondément marquée. Hier, une jeune participante de Ms Geek Africa, venue du Sénégal, a pris la parole. Elle était brillante, vibrante, audacieuse. Et devant toute la salle, elle nous a lancé cette phrase bouleversante :
« Si vous, décideurs, parlez en notre nom… dites-nous juste si vous le ferez mieux que nous. »

Cette phrase est un héritage.
Cette phrase est un défi.
Cette phrase est une boussole.

Elle nous rappelle que ce continent est jeune. Profondément jeune. Et cette jeunesse n’attend pas qu’on lui donne de la place : elle la prend. Elle crée, elle innove, elle dérange, elle propose, elle transforme. Elle parle le langage des technologies, et demain elle parlera la langue de l’intelligence artificielle comme un langage naturel.

Pendant ce sommet, nous n’avons pas seulement parlé d’IA, nous avons vu l’IA. Nous avons vu l’Afrique numérique de 2040. Nous avons vu ce que nos jeunes peuvent bâtir si nous levons les obstacles, si nous harmonisons nos politiques, si nous investissons dans leurs rêves.

Nous avons vu des startups qui codent pour résoudre des problèmes de santé.
Nous avons vu des innovations pour moderniser l’agriculture.
Nous avons vu des solutions de cybersécurité, d’éducation, de mobilité, de gouvernance.
Nous avons vu une Afrique qui ne ressemble plus à celle que l’on décrit dans les rapports… mais à celle que nous vivons dans les salles, dans les hackathons, dans les pitchs, dans les laboratoires.

Et c’est pour cela que ce TAS compte autant :
Parce qu’il a permis de lancer des initiatives Smart Africa majeures :
l’accélération du marché unique numérique africain,
l’avancée de l’identité numérique continentale,
les programmes sur l’IA responsable,
la cybersécurité harmonisée,
et l’extension du programme GIGA pour connecter encore plus d’écoles.

Il a permis de lancer chez nous, en Guinée, des jalons historiques :
la mise en route du Pilier 3 du Programme Simandou 2040,
la présentation de nos infrastructures critiques,
la remise du Grand Prix de l’ANSUTEN qui a célébré notre innovation locale,
et surtout, le lancement du projet TELEMO, une coopération exemplaire avec le Rwanda qui montre que l’Afrique gagne lorsqu’elle agit ensemble.

Je voudrais remercier Smart Africa, son Conseil, son Président Son Excellence Paul Kagame, dont la vision inspire un continent entier, et dont les mots résonnent encore : « L’Afrique doit écrire son propre futur numérique. »
Je voudrais remercier Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée, dont la vision pour Simandou 2040 nous pousse à aller plus vite, plus loin et plus haut.

Merci aux Premiers Ministres, aux Ministres étrangers, aux Ministres guinéens, aux délégations venues de toute l’Afrique. Votre présence ici nous honore. Vous avez prouvé que la transformation numérique de l’Afrique est une cause partagée.

Merci aux sponsors Platinium, Gold, Silver, Bronze. Vous avez porté cet événement. Merci à notre comité national, aux partenaires techniques, à Afriventia, à BYISSA, aux volontaires, aux forces de sécurité, aux protocoles, aux chauffeurs, aux techniciens. Ce sommet porte votre empreinte.

La Guinée a relevé un défi immense. Et ce défi, nous l’avons relevé ensemble. Nous avons montré que quand l’Afrique se met en mouvement, rien ne peut l’arrêter. Nous avons montré que nous étions capables, dans un délai court, d’accueillir le continent et de faire vibrer un message fort : l’Afrique n’attend plus. L’Afrique agit. L’Afrique transforme.

Je voudrais conclure en vous disant ceci :
Ce TAS n’est pas un sommet. C’est un tournant.
Ce TAS n’est pas un événement. C’est une trajectoire.
Ce TAS n’est pas une fin. C’est un commencement.

Et en 2040, lorsque nous regarderons ensemble les progrès accomplis, nous pourrons dire :
« Tout cela a commencé ici. À Conakry. En 2025. Lorsque l’Afrique a décidé d’avancer ensemble. »

Je vous remercie.
Et je vous donne rendez-vous pour écrire ensemble la suite de notre histoire numérique.

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