Le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2025 est désormais fixé sans ambiguïté. Un décret présidentiel, rendu public dans la soirée de ce jeudi 27 novembre 2025 à la télévision nationale, délimite strictement la période consacrée aux activités politiques. Selon ce texte, la campagne électorale s’ouvre ce vendredi 28 novembre et s’achèvera le 25 décembre 2025, à la veille du scrutin. Au-delà de cette date, toute propagande devient illégale, laissant place au silence électoral imposé par le Code électoral.
Pendant un mois exactement, les neuf candidats devront convaincre un électorat exigeant, dans un cadre réglementaire particulièrement strict. Manifestations, réunions publiques, apparitions médiatiques et communications politiques : tout est désormais encadré par le décret, qui précise les obligations et limites imposées à chaque acteur de la compétition.
Les médias publics comme privés sont explicitement mis devant leurs responsabilités : ils doivent garantir un traitement équitable, équilibré et non discriminatoire à tous les candidats, tant dans la couverture de leurs déclarations que dans l’analyse de leurs programmes. Aucune marge d’interprétation n’est laissée sur ce point.
Plusieurs départements gouvernementaux sont directement chargés de l’application du décret : l’Administration du territoire, les Affaires étrangères, la Justice, la Sécurité et la Protection civile, la Défense nationale, l’Économie et les Finances, ainsi que le ministère du Budget. Chacun doit veiller, dans son domaine de compétence, à l’exécution rigoureuse des mesures jusqu’à la clôture de la campagne.
Le dispositif est complété par les organes électoraux. Conformément à l’article 341 du Code électoral, la Direction Générale des Élections (DGE) et l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel sont chargés de surveiller, contrôler et faire respecter les dispositions du décret, du 28 novembre jusqu’à la fermeture officielle un mois plus tard.
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