À une semaine de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, la Cour suprême a annoncé le démarrage de la prestation de serment des membres des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV) à partir de ce lundi 22 décembre 2025. L’annonce a été faite ce dimanche 21 décembre, à travers un communiqué lu à la télévision nationale.
Dans ce communiqué, la plus haute juridiction du pays invite les présidents des tribunaux de première instance (TPI) ainsi que les juges de paix, sur toute l’étendue du territoire national, à procéder à la réception du serment des membres des CACV relevant de leurs juridictions respectives. Cette étape intervient conformément aux dispositions de l’article 104 du Code électoral, qui encadre légalement la mise en place et le fonctionnement de ces commissions.
La Cour suprême précise tout de même que la prestation de serment constitue une exigence légale essentielle pour garantir la régularité, la transparence et la crédibilité du processus électoral, notamment en ce qui concerne la centralisation et la sécurisation des résultats issus des bureaux de vote.
Cette phase marque le début officiel de la mission des commissaires des CACV, chargés de la collecte, de la compilation et de la transmission des procès-verbaux au niveau des différentes circonscriptions électorales. Leur rôle est déterminant dans la chaîne électorale, puisqu’ils représentent le maillon central entre les bureaux de vote et les instances nationales de traitement des résultats.
Le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a instruit à cette occasion, les juridictions compétentes d’organiser ces cérémonies de serment dès l’entrée en vigueur de la décision. Chaque membre des CACV devra jurer de remplir sa mission avec impartialité, loyauté et dans le respect strict des lois de la République.
Selon la Cour suprême, ce serment constitue une garantie juridique, destinée à prévenir toute tentative de manipulation des chiffres lors de la remontée des résultats électoraux. Au-delà de l’aspect procédural, l’institution judiciaire met l’accent sur le sens du devoir et la responsabilité des magistrats impliqués dans cette phase cruciale du scrutin.
La Cour suprême indique compter sur l’engagement et le professionnalisme de l’appareil judiciaire pour contribuer à la réussite de l’élection présidentielle, dans un climat de confiance, de transparence et de respect des règles démocratiques.
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