Lors de la conférence de presse tenue vendredi 26 décembre au siège de la Direction générale des élections (DGE), le président de l’Observatoire national autonome de supervision des élections (ONASUR), Dr Sékou Koureissy Condé, a soulevé une proposition institutionnelle inédite. Il s’agit de l’intégration d’un représentant des médias au sein de l’ONASUR. Une initiative qu’il estime conforme à l’évolution de la culture démocratique et électorale en Guinée.
Rappelant la composition plurielle de l’ONASUR, Dr Sékou Koureissy Condé a expliqué que l’institution regroupe déjà plusieurs plateformes issues de la société civile, représentant différents corps professionnels et citoyens. À ce propos, il a précisé : « Puisque l’ONASUR est composé de représentants de plateformes, c’est-à-dire que la plateforme des magistrats est à l’ONASUR, la plateforme des avocats est à l’ONASUR, le CNOS, la PQ, le CONASOC sont à l’ONASUR. » précise Dr Sékou Koureissy Condé
Dans cette logique d’inclusivité, le président de l’ONASUR estime que la presse, en tant qu’acteur central du processus démocratique, devrait également être représentée au sein de l’organe de supervision. Il a ainsi fait savoir que cette question a fait l’objet de consultations comparatives avec d’autres pays, avant d’être portée à l’attention des autorités guinéennes. « Ce que j’ai demandé à l’autorité, j’ai dit, il faudrait que le représentant des médias soit membre de l’ONASUR. Nous avons consulté nos collègues dans les différents pays, il y a douze, ils ne sont pas onze, ils sont douze. Le douzième, c’est le représentant de la presse. » a-t-il insisté
Par ailleurs, Dr Sékou Koureissy Condé a exprimé le souhait que cette proposition soit prise en compte par le législateur à l’avenir, afin d’institutionnaliser la participation des médias dans le dispositif national de supervision électorale. Selon lui, cette évolution renforcerait la transparence et la crédibilité du processus électoral. Il a déclaré à ce sujet : « Donc, j’ai souhaité, prochainement après nous, que le législateur puisse en tenir compte. »
Ainsi, à travers cette prise de position, l’ONASUR ouvre le débat sur l’élargissement de sa composition à un représentant des médias, considérés comme un acteur clé de l’information électorale et de la sensibilisation citoyenne. Cette proposition, encore à l’état de plaidoyer, s’inscrit dans une dynamique de consolidation institutionnelle et de renforcement de la supervision démocratique des élections en Guinée.
Ibrahima Bah


