Dans son message de Nouvel An, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, est longuement revenu sur la suspension de son parti, qu’il qualifie d’injuste et dénuée de tout fondement légal. Pour le leader politique, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire l’espace politique et à faire taire les voix dissidentes.
Selon lui, la suspension de l’UFDG ne repose sur aucune base juridique valable. « L’UFDG est suspendue injustement et sans aucune base légale avec l’unique objectif de nous faire taire et de nous exclure », affirme-t-il, estimant que cette mesure traduit une volonté manifeste d’écarter son parti du jeu politique national.
Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo rejette toute idée de renoncement. Il soutient que la suspension administrative ne saurait mettre fin à un engagement politique fondé sur des convictions. « Ils se trompent car on ne suspend pas une idée. On ne dissout pas un idéal », martèle-t-il, insistant sur la dimension idéologique et historique du combat mené par l’UFDG.
Le président du parti met également en avant la résilience de la base militante, qu’il décrit comme profondément attachée aux valeurs démocratiques. « Rien n’arrêtera le train de la liberté de l’UFDG », assure-t-il, reconnaissant toutefois que les pressions, l’intimidation et la corruption peuvent fragiliser certains soutiens. « Les plus fragiles, les cyniques et les opportunistes descendront du train. Mais ils seront immédiatement remplacés par d’autres encore plus nombreux et plus déterminés », ajoute-t-il.
Au-delà du sort de son parti, Cellou Dalein Diallo inscrit la suspension de l’UFDG dans un combat plus large pour les libertés publiques et les droits humains. Il rappelle que son formation politique ne se limite pas à une ambition électorale, mais se veut un rempart contre les dérives autoritaires. « L’UFDG a l’ambition de conquérir le pouvoir et de l’exercer au bénéfice de toute la Guinée et de tous les Guinéens », explique-t-il, avant de préciser que le parti entend surtout rester « à l’avant-garde d’un combat plus noble encore, celui d’être un rempart sûr contre les violations des droits de l’homme et les restrictions des libertés publiques ».
Dans ce contexte, le leader de l’opposition exclut toute forme de compromis avec le pouvoir en place. « C’est pourquoi, il ne peut se prêter à la compromission ni servir de caution à la tyrannie », affirme-t-il, tout en rendant hommage aux militants restés fidèles malgré les difficultés. Il se dit convaincu que, sur le long terme, la souveraineté populaire finira par s’imposer. « Nous restons convaincus que le mal ne pourra jamais triompher du bien », conclut-il.
Ibrahima Bah


