Situation des 3 044 enseignants : « Nous privilégions, pour l’heure, la recherche d’une issue négociée » (Pépé Balamou)

Les revendications concernant les 3 044 enseignants recrutés en 2024 et officiellement intégrés le 13 décembre dernier par acte administratif restent insatisfaites. Le collectif des enseignants a rencontré le Syndicat national de l’Éducation (SNE). Au cours de ces échanges, le secrétaire général du SNE n’a pas manqué de dénoncer cet état de fait. Il souligne que des démarches ont déjà été entamées pour rétablir ces enseignants dans leurs droits.

« Le Syndicat national de l’Éducation (SNE) réaffirme son engagement indéfectible aux côtés des 3 044 enseignants recrutés en 2024. Notre objectif est clair : obtenir le rétablissement immédiat de l’intégralité de leurs droits. À la suite de leur titularisation officielle le 31 décembre 2025, ces agents étaient en droit d’attendre de la République une reconnaissance concrète de leur parcours. Dès la fin du mois de janvier, cette reconnaissance devait se traduire par :
• la prise en compte des 13 mois de stage probatoire et du mois d’induction civilo-militaire ;
• la régularisation immédiate de leur situation administrative ;
• la mise à jour de leurs données personnelles et, par-dessus tout, le versement de toutes les primes liées à l’exercice de la profession enseignante.
Fidèle à sa mission de force sociale de veille, d’alerte et de co-construction, le SNE a déjà entrepris des démarches formelles auprès des autorités compétentes. Nous privilégions, pour l’heure, la recherche d’une issue négociée. C’est pourquoi nous appelons les enseignants concernés au calme et à la retenue, afin de permettre l’épuisement de toutes les voies de résolution pacifiques », a déclaré Michel Pépé Balamou avant d’adresser un message aux autorités.
« Le SNE rappelle aux autorités qu’il reste ouvert au dialogue, mais demeure intransigeant sur la nécessité d’obtenir des résultats tangibles. La stabilité sociale au sein de nos écoles est à ce prix. Elle repose sur deux piliers non négociables :
• le respect scrupuleux des engagements signés ;
• une diligence absolue dans le traitement des dossiers en cours », a lancé le syndicaliste.
À rappeler que sont concernés par cette situation : 2 027 enseignants de l’enseignement pré-universitaire et 1 017 enseignants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Macka Djaraye Diallo
666 660 366

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