Conakry, 17 février 2026 – Lors d’une rencontre récente avec des syndicalistes et des représentants de mouvements de soutien, Bah Oury, coordonnateur national de la génération pour la modernité et le développement (GMD), a lancé un appel vibrant à l’union des forces vives autour du parti GMD « Bâtir Ensemble ».
En compagnie de plusieurs anciens ministres, notamment, Keamou Bogola Haba, Djouhé Bah, Yaya Karaïra Kaba, Charlotte Daffé et Jean Paul Cedy qui a d’ailleurs assuré la moderation.
En face des syndicalistes et représentants des mouvements, le coordonnateur national ce nouveau mouvement politique vise à ancrer la stabilité institutionnelle après la victoire écrasante du chef de l’État à 86% lors des élections présidentielles, marquée par un calme et une unité nationale sans précédent: « Vous faites partie de ceux qui ont porté cette victoire », a rappelé Bah Oury aux syndicalistes, soulignant que l’élection présidentielle, bien qu’essentielle, reste insuffisante: « Disperser, mouvements, partis et individualités aux législatives ou aux élections communales serait une catastrophe », a-t-il averti, évoquant le risque d’un « diable devant nous » si l’élan unitaire s’effrite.
Un appel ferme aux syndicalistes, Bah Oury distingue les responsabilités syndicales; principes et méthodes propres. Un parti progressiste doit massivement intégrer des syndicalistes pour défendre les intérêts des travailleurs: « Les portes du GMD sont grandes ouvertes à tous les syndicalistes du pays », lance-t-il. Pour ancrer le parti dans le réel, les fondateurs doivent compter au minimum 20 membres par sous-préfecture, dont deux syndicalistes. Cette formule évite que le GMD ne flotte « Au-dessus du peuple », comme tant de formations éphémères qui « font des bêtises ».
Pourquoi ce parti maintenant ? Pour soutenir la vision du président Doumbouya, incarnée dans le programme Simandou 2040, qui exige temps et stabilité. « Sans instruments solides, c’est construire sur du sable mouvant », métaphorise Bah Oury. L’enjeu est crucial pour l’avenir de la Guinée.
Pas un parti-État, mais une dynamique naturelle
À ceux qui craignent un « parti-État », Bah Oury rétorque : le GMD coexistera avec une opposition crédible et constructive, pilier d’une démocratie vraie. La dynamique en cours regroupera naturellement les autres partis en blocs, via un processus sociologique terrain, non une imposition administrative. « Les partis qui veulent survivre se regrouperont pour contrebalancer notre base populaire large. »
Cet appel s’inscrit dans les consultations en cours pour un grand parti pro-Doumbouya, renforçant l’élan post-électoral vers une Guinée unie et stable.
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