Conakry : Le Premier ministre promet recasement des déguerpis et construction de marchés modernes.

Lors d’une rencontre avec l’inter centrale syndicale, ce mercredi 18 février 2026, dans le cadre de la Génération pour la modernité et le développement (GMD), le chef du gouvernement Amadou Oury Bah s’est exprimé sur les opérations de déguerpissement et les logements sociaux.

Sans langue de bois, il souligne que « les populations ont été abandonnées par un État défaillant ». Il compare toutefois la situation à un nettoyage nécessaire mais douloureux : « Quand tu veux balayer quelque chose de sale, il faut que tu acceptes de te salir : tu vas remuer la poussière et tu auras même du mal à respirer. » Il cite en exemple Addis-Abeba, transformée d’une « bidonville » en métropole moderne, comme modèle pour la Guinée, à condition d’atténuer les impacts sur les citoyens.

Face aux opérations récentes à Matoto et ailleurs, le Premier ministre a annoncé des actions concrètes. Il a mandaté la générale Mahawa Sylla, gouverneure de Conakry, pour convoquer les délégations communales et identifier des espaces provisoires de recasement. « C’est la première des choses », a-t-il insisté, visant la construction de « véritables marchés » durables. Évoquant les marchés de Cotonou, passés d’un état anarchique à des espaces salubres et sécurisés, il déplore : « À Conakry, rien n’a été fait depuis l’indépendance. » Il mentionne spécifiquement le marché Niger, datant de l’époque coloniale, rappelant qu’« aucun nouveau marché n’a été bâti à Kak ou ailleurs ».

Réformes pour les logements sociaux, le Premier ministre annonce des réformes structurelles, que le gouvernement mise sur la pièce d’état civil et un numéro d’identification unique pour faciliter taxes et impôts au bénéfice des collectivités. « Chaque mairie devra lancer son programme de logements sociaux », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement oppose les anciens déguerpissements brutaux aux pratiques actuelles : « Depuis deux ans, l’État s’engage à reloger les évincés. Le processus ne fait que s’engager. » Il appelle à la patience : « Au bout de cinq ans, beaucoup de choses vont changer dans ce pays, avec l’aide de Dieu. »

Guinée114.com

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