La Coalition Politique pour la Rupture (CPR) relance ses activités et alerte sur les irrégularités post-électorales

Conakry, 25 février 2026 – La Coalition Politique pour la Rupture (CPR) dirigée par Dr Faya Lansana Millimouno a annoncé ce jour, à la maison de la presse, la relance de ses activités sur l’ensemble du territoire national. Composée de dix partis politiques, la CPR s’engage pour la justice sociale, la démocratie authentique, la bonne gouvernance et l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Elle réaffirme sa détermination à rompre avec les pratiques politiques, administratives et institutionnelles qui entravent le développement de la Guinée.

La coalition dénonce les dysfonctionnements observés lors de la présidentielle du 28 décembre 2025. Au lieu de consolider la démocratie, ce scrutin a semé le doute et fragilisé la confiance nationale, selon la CPR.

Des irrégularités graves constatées

La déclaration pointe du doigt plusieurs manquements :

• Le non-respect de la neutralité des agents publics.

• Des intimidations et violences contre les militants et sympathisants de l’opposition.

• L’implication partisane de certains éléments des forces de défense et de sécurité.

• Une volonté du pouvoir en place de ramener le pays à un « parti-État », en violation de la Constitution qui consacre le pluralisme politique.

Les membres estiment que la « République est au-dessus des partis. La neutralité de l’État n’est pas une faveur accordée à l’opposition, mais une exigence constitutionnelle », insiste la CPR. Elle rappelle que l’administration publique doit servir la nation, et non un camp, sous peine d’éroder la crédibilité des institutions et de fragiliser la stabilité.

À l’approche des élections législatives et communales du 24 mai 2026, la CPR refuse de reproduire les mêmes erreurs. Dans un esprit constructif mais ferme, elle exige :

• Un engagement public et formel de neutralité de tous les agents publics, avec sanctions en cas de violation.

• Un encadrement strict et vérifiable de l’apolitisme des forces de défense et de sécurité.

• L’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences et disparitions, avec une information transparente.

• Un audit indépendant du fichier électoral et des procédures électorales.

• Un dialogue politique inclusif et sincère avant le scrutin, pour définir des garanties communes.

« Ces mesures ne sont pas des revendications partisanes, mais des conditions minimales pour préserver la paix nationale. La paix ne se décrète pas par la force ; elle se construit par la justice. Le silence imposé n’est pas la stabilité, et la répression n’est pas la sécurité », souligne la coalition.

La CPR confirme sa participation aux élections législatives, à condition qu’elles soient crédibles. Elle invite le gouvernement à saisir cette opportunité pour restaurer la confiance, consolider les institutions et inscrire la Guinée sur la voie d’une démocratie véritable.

La coalition lance un appel solennel aux citoyens, jeunes, femmes, travailleurs, acteurs économiques et à la diaspora à rejoindre ce combat pour une rupture pacifique et porteuse d’avenir…

Guinee114.com

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