Non, Sory Doumbouya n’a pas été destitué ! Il reste encore dans ses fonctions. Mais pour combien de temps ? C’est la question qui s’impose à propos du président de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT). Empêtré dans un scandale d’audio, le successeur de Bouba Sampil a certes obtenu un sursis mais il en sort affaibli désormais. Trafic d’influence, enregistrement et divulgation de conversations privées, petits arrangements…cette affaire présumée d’appel téléphonique enrégistré aura l’avantage d’avoir rappelé au grand public des maux qui gangrènent le football guinéen.
Réunis en fin de semaine dernière alors que cette autre affaire éclaboussait le sommet de l’instance dirigeante du football guinéen, les membres du comité exécutif ne sont pas parvenus à s’accorder sur un départ de leur président. C’est du moins ce que rapportent des journalistes sportifs très divisés d’ailleurs sur le sujet. Pourtant, les allégations prêtées à Sory Doumbouya étaient d’une gravité gênante. Et, ce dimanche, le présentateur de l’émission «Sport Dimanche» sur la télévision nationale était catégorique : «c’est la voix de Sory Doumbouya », ajoutant que ce dernier estimait avoir été «piégé».
Une plaie ouverte !
Cette affaire, quoiqu’en passe d’être refermée, pourrait renforcer des tensions au sein de l’équipe dirigeante de la fédération guinéenne de football. Et, au-delà, l’ensemble des acteurs gravitant autour du football guinéen. D’ailleurs, nos confrères de la presse sportive offrent à cet effet, un spectacle édifiant sur les réseaux sociaux. Il suffit d’aller lire mais s’abstenir de commenter. C’est donc une crise qui s’enlise, une occasion pour certains de savourer leur heure de gloire en voyant d’autres trébucher. Sory Doumbouya semble remporter cette bataille en attendant la prochaine. Les autres attendent pour revenir à la charge. C’est toujours comme ça ! Personne n’a encore oublié comme Antonio est parvenu à la tête de cette fédération. Nous savons également comme il a chuté et comment son successeur Bouba Sampil est venu et comment ce dernier aussi s’est retrouvé poussé dehors. Et, à chacune de ces occasions, la principale victime a un nom : le football guinéen.
Un possible colmatage qui pourrait mener à un suicide collectif
Ce qui est reproché au Président de la Fédération guinéenne de football, c’est d’avoir usé de son statut pour mettre de la pression sur un joueur afin d’obtenir de ce dernier de jouer pour son club. Si en tout cas, il venait à reconnaitre l’authenticité de l’audio et les propos le contenants. Mais pour des raisons qui restent à savoir, les membres du Comité exécutif, en obtenant pas la majorité requise pour le faire partir, nous laissent penser à deux choses. Soit, ils ont examiné l’audio et sont parvenus à la conclusion que c’est du faux, ou alors qu’ils sont convaincus que l’audio est authentique mais qu’ils ont préféré protéger le président. Si c’est la seconde hypothèse, ils auront joué la carte de la complicité. Dans ce cas, si les instances supérieure se saisissent de l’affaire et découvre que le Comex a couvert Sorel Doumbouya, bonjour les dégâts. Pour eux tous !
M’Bonet


