Couverture santé universelle : « Les personnes vulnérables, c’est l’État qui doit payer leur part de cotisation » (Pr Hassan Bah)

Le médecin légiste, Professeur Hassan Bah, s’est largement prononcé sur la couverture santé universelle, une innovation phare de la nouvelle Constitution guinéenne. Il a tenu à rappeler qu’il s’agit d’une assurance et non d’un cadeau : « C’est une prime qu’on paye pour assurer un risque, et lorsque le risque survient, on répare ». Il s’est particulièrement intéressé à la prise en charge des personnes vulnérables.

« Dans notre pays, 41% de la population est vulnérable. On peut aujourd’hui dire aux salariés de l’État, comme cela se fait au niveau de la Caisse nationale de prévoyance Sociale, de prélever sur leur salaire les cotisations. On peut prélever au niveau du secteur informel. Mais les personnes vulnérables, qui ne gagnent rien, c’est l’État qui doit payer leur part de cotisation », a déclaré le Professeur Hassan Bah lors de la récente plénière du CNT sur le programme Simandou.

L’honorable conseiller a alors formulé une proposition concrète : « Et pour cela, je propose qu’on prélève au moins 1% du fonds souverain (prévu dans le projet Simandou), et qu’on l’affecte à la couverture santé universelle », a-t-il souligné.

Pour lui, cette mesure est raisonnable et constitue la meilleure façon de démocratiser le système de santé en République de Guinée.

Macka Djaraye Diallo

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