Sommet de Conakry : Doumbouya et ses pairs sont en conclave pour aplanir les tensions frontalières

Conakry, 16 mars 2026 – Sous l’invitation du président de la République de Guinée, les présidents du Libéria, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire sont à Conakry. Convoqué par le président guinéen Mamadi Doumbouya, ce sommet de l’Union du fleuve Mano vise à résoudre le plus rapidement que possible les incidents frontaliers opposant ces derniers temps la Guinée à ses voisins sierra-léonais et libériens.

La Côte d’Ivoire participe en tant que pays témoin, tandis que les trois autres nations sont directement concernées. Au cœur des débats : la délimitation sensible des frontières entre la Guinée et la Sierra Leone, d’une part, et entre la Guinée et le Libéria, d’autre part. Ces différends ont provoqué de vives tensions ces dernières semaines.

Le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, insiste sur la voie du dialogue. « Les chefs d’État, qui sont des frères, ont proposé de venir en Guinée pour s’asseoir autour d’une même table. La Guinée préside actuellement l’Union du fleuve Mano, ce qui tombe à pic. Ce sommet permettra d’aplanir tous ces différends », a-t-il déclaré lors d’une séance avec la hiérarchie militaire.

Le diplomate évoque des risques d’escalade à la frontière guineo-libérienne, où des citoyens s’étaient mobilisés des deux côtés pour défendre leur territoire. « Quelques provocations sont venues du Libéria, mais le président Doumbouya a joué sur deux tableaux : fermeté sur l’intégrité du sol guinéen et ouverture au dialogue panafricain », précise-t-il. Ainsi, la Guinée a évité le pire.

Ce rendez-vous de Conakry est crucial.

Les dirigeants doivent trancher la paternité des territoires disputés, préserver la paix et la sécurité aux frontières communes, et garantir la libre circulation des personnes et des biens. Un pas décisif pour la stabilité régionale.

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