En marge d’une plénière tenue ce mardi 31 mars 2026 à l’hémicycle, les honorables conseillers nationaux ont unanimement adopté le volet dépenses du projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2026.
Le rapport de la commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire, présenté par l’honorable Mohamed Kaba, indique que les dépenses du budget de l’État pour l’exercice 2026 sont arrêtées à 64 181,36 milliards de francs guinéens, contre 54 253,26 milliards GNF pour l’exercice 2025, soit une augmentation de 18,30%. Elles représentent 15,98% du produit intérieur brut. Elles se répartissent entre le budget général pour 61 755,12 milliards GNF et les budgets d’affectation spéciale, évalués à 2 426,24 milliards GNF.
L’analyse de la structure des dépenses fait apparaître une prédominance des dépenses courantes, qui s’élèvent à 35 537,06 milliards GNF, soit 57,55% du budget général. « Ces dépenses enregistrent une progression modérée, portée principalement par l’augmentation des charges financières de la dette et des dépenses de personnel », a-t-on mentionné.
Les dépenses de personnel sont projetées à 12 501,90 milliards GNF (+10,29%), portées par l’effet des recrutements et de la mise en œuvre des engagements sociaux du gouvernement. Les charges financières de la dette sont projetées à 4 764,85 milliards GNF, soit une progression de 57,20% par rapport à l’année précédente. Les dépenses de biens et services ont légèrement augmenté de 150,92 milliards GNF, en raison des efforts de rationalisation.
Les dépenses de transfert sont également évaluées à 9 486,91 milliards GNF, dont 3 000 milliards GNF pour la subvention au prix de l’électricité, soit une baisse de 0,22% en raison principalement de la non-reconduction de certaines charges exceptionnelles. Au niveau des investissements, les dépenses atteignent 26 218,06 milliards GNF, soit une augmentation de 31,35% par rapport à l’exercice précédent. Elles représentent 42,45% du budget général. « Ces dépenses sont majoritairement consacrées aux projets de développement, qui absorbent plus de quatre cinquièmes des dépenses d’investissement prévues. Leur financement repose à la fois sur des ressources internes pour 11 597,38 milliards GNF et sur des ressources externes pour 10 644,11 milliards GNF, avec une progression notable des financements extérieurs (+190,42%). Les investissements portent principalement sur les infrastructures, l’agriculture, les services sociaux de base et les projets structurants inscrits dans le cadre du programme Simandou 2040. Les budgets d’affectation spéciale, quant à eux, s’établissent à 2 426,24 milliards (+35,75%), en forte augmentation par rapport à 2025 », a déclaré le rapporteur.
S’agissant de l’équilibre budgétaire, le solde global affiche un déficit de 8 323,27 milliards GNF, soit 2,1% du PIB, en amélioration par rapport à l’année précédente. « Ce déficit est intégralement couvert par des ressources de financement pour 30 855,62 milliards, et les charges de financements pour 22 532,35 milliards GNF ».
Macka Djaraye DIALLO
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