En collaboration avec le cabinet Centre des Métiers Industriels (CMI) Guinée, l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP) a lancé, ce vendredi 3 avril 2026 à Conakry, une formation en conduite de chariots élévateurs en faveur de 16 jeunes femmes. Une initiative prise en prélude du 8 mars, journée internationale dédiée aux droits des femmes. Le lancement a eu lieu dans les locaux du CMI Guinée, qui aura la charge de former ces femmes en deux mois.
La directrice adjointe de l’ONFPP a rappelé qu’à travers cette formation, la structure confirme son engagement à briser les barrières qui limitent la présence des femmes dans certains secteurs professionnels. « Les métiers de la logistique et de la manutention exigent rigueur, précision et maîtrise technique des compétences que nous savons que vous pouvez acquérir et exercer avec excellence », a déclaré Aïssatou Camara avant d’adresser un message d’encouragement aux bénéficiaires.
« Vôtre présence ici témoigne de votre volonté de vous élever, de bousculer les stéréotypes et de vous inscrire dans une dynamique d’autonomisation économique. Je vous encourage à vous approprier pleinement cette formation car elle peut devenir un véritable tremplin vers l’emploi et l’indépendance financière », a-t-elle mentionné. Il faut également souligner qu’une des attentes de la structure est qu’après la session de formation, ces jeunes femmes puissent trouver un emploi dans les industries ou dans les mines.
Le Président Directeur général du Centre des métiers industriels de Guinée, de son côté, a fait savoir qu’aujourd’hui, il y a des mythes autour de la conduite des engins lourds et des poids lourds au niveau des femmes. « Je pense qu’on va devoir, chose que nous sommes même en train de faire actuellement, casser ces mythes afin que tout le monde puisse comprendre que c’est un métier qui est fait aussi bien pour les hommes que pour les femmes » « Je pense que c’est une bonne chose déjà d’envoyer ces femmes-là pour pouvoir bien apprendre la conduite des engins lourds et des poids lourds », a souligné Bangaly Haidara tout en déclinant les étapes des différentes formations.
« Nos formations sont en trois étapes. Nous avons la formation théorique, la formation simulation et la formation pratique. La formation pratique se fera à Coyah. Et je vous donne rendez-vous dans deux mois, vous verrez ces dames manipuler les engins et vous-mêmes serez étonnés », promet-il, saluant la collaboration entre son entreprise et l’ONFPP qu’il compte honorer à la satisfaction du partenaire.
La représentante des bénéficiaires de cette formation a exprimé ses impressions et promet de relever le défi. « Je trouve que c’est une opportunité rare qui est donnée aux femmes de nos jours. Et ça va nous permettre d’apprendre non seulement des nouvelles activités mais qui va nous permettre à la longue d’avoir un emploi, histoire de montrer aussi que nous en tant que femmes pouvons aussi nous affirmer et apporter une touche dans la vie économique, sociale et culturelle. Nous sommes très heureuses d’être ici pour apprendre d’autres formations. Je pense que nous serons à la hauteur et nos formateurs et les personnes qui nous ont donné cette opportunité seront très fiers de nous car nous le ferons non seulement pour nous mais pour aussi honorer nos familles, nos maris qui sont ici dans l’attente », a laissé entendre Yawa Rachel Kamano.
Gisèle Gaïmou, formatrice, a apporté des précisions sur les types de formations disponibles. « Nous disposons de plusieurs types de formation à savoir la polyvalence qui consiste à faire trois engins et la semi-polyvalence qui consiste à se former sur deux engins du choix de l’opérateur ainsi que le spécialisme qui consiste à se former sur un engin. Chez nous, nous encourageons surtout la gent féminine parce que les femmes ont aussi leur place dans le domaine minier » a-t-elle expliqué. Elle a aussi ajouté que l’enseignement est fait dans toutes les langues.
Mamadou Macka Diallo
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