Au cours d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi de ce lundi 6 avril 2026, la commissaire générale du Salon de la Lecture de Guinée (SALEC) a annoncé les couleurs de la troisième édition. Les activités se tiendront du 7 au 10 avril au Palais du Peuple. Le thème retenu cette année est : « Lire la terre, semer le savoir : quand la lecture fait germer l’agriculture ». La commissaire générale est revenue sur le choix de ce thème.
« On a travaillé sur la question de la migration, sur la question environnementale, on a travaillé sur les violences basées sur le genre, et cette année, on a décidé de faire le lien entre culture et agriculture, parce que moi, je pense que la culture et l’agriculture ont deux choses en commun, inspiration et transpiration », a expliqué Kadiatou Kaba.
Et d’ajouter : « Aujourd’hui, l’objectif, c’est comment vraiment créer le pont entre la culture et les pratiques culturelles. C’est très important. Chaque Guinéen a quelque part une portion de la terre qui n’est pas forcément exploitée. Nous savons très bien que nos sols sont assez fertiles. Donc, aujourd’hui, on ne va pas se retrouver dans une situation où il faut attendre la fin des études pour se mettre au travail. Il faut dire que l’agriculture peut être un véritable levier de développement, un véritable moteur de croissance et que finalement l’autosuffisance alimentaire que notre pays rêve tant en se mettant à l’agriculture vu que le sol guinéen répond parfaitement. On pourra tous contribuer à bâtir cette nation. Parce que j’ai toujours cru que l’État seul ne peut pas tout faire. Il faut justement qu’il y ait des privés, des personnes de bonne volonté qui puissent justement aider l’État dans sa politique », a-t-elle martelé.
Elle est aussi revenue sur la particularité de cette troisième édition. « Habituellement, nous invitons des pays au SALEC, mais pas autant de pays à la fois. Et donc, avec de nouvelles visions, de nouvelles orientations, parce qu’au bout de 10 ans, on aimerait que le SALEC soit un salon tournant », a fait savoir la commissaire générale de l’événement.
Par Macka Diallo
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