A la faveur d’une cérémonie officielle ce mercredi 15 avril 2026, le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a officiellement annoncé l’ouverture d’un appel à candidatures pour l’accès à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Guinée.
Sur la plateforme ena.gov.gn, les aspirants pourront faire acte de candidature à partir du 20 avril. Pour cette première promotion, l’ENA de Guinée recrutera deux cents quarante (240) personnes. Cent quatre-vingt (180) seront issus de la Fonction publique. Quant aux soixante (60) autres, ils seront des diplômés non encore fonctionnaires âgés au maximum de 45 ans au 30 juin 2026 et titulaires d’au moins un dilpôme de Licence.
Le ministre Faya François Bourouno précise tout de même que cette seconde catégorie ne concerne que les lauréats sortis de nos établissements d’enseignement supérieur. « Vous pouvez être diplômé mais si vous n’êtes pas parmi les lauréats, le dossier ne sera pas éligible » , dit-il.
Selon Mamadou Barry, directeur national de l’ENA de Guinée, l’ouverture de cette école nationale d’administration est la réponse institutionnelle à trois défis majeurs à savoir : l’indépendance stratégique de l’État à travers la formation « de nos propres élites », une transition vers une administration 2.0, l’éthique et l’efficacité budgétaire. «A travers l’ENA, nous allons sanctuariser l’éthique» , commente Mamadou Barry, le directeur général de l’ENA. «Ce n’est pas une école comme les autres, c’est une nouvelle tendance» , a mentionné le ministre François Bourouno qui ajoute que l’ENA de Guinée «va reposer sur l’excellence» et sera «adaptée aux besoins réels de l’administration».
Cet appel à candidatures intervient alors que l’Ecole nationale d’administration est en construction à Kénéndé, dans la préfecture de Dubréka. «Dans quelques mois les portes de ce complexe seront ouvertes» , rassure le ministre. Quant aux enseignants, le ministre ajoute que «près de 80%» des formateurs sont déjà mobilisés. Passer par l’ENA garantit-il l’accès à un poste donné ? Le ministre Bourouno répond non. «Le diplôme ne vous garantit pas un poste», précise-t-il.
L’ouverture imminente de l’ENA ne signifie pas la disparition d’autres écoles de formation ou de perfectionnement. Le Centre national de perfectionnement à la gestion (CNPG), le centre de formation des administrateurs territoriaux de Sérédou, le centre de formation en finances publiques, le centre de formation en diplomatie et tous les autres centres vont continuer à exister mais des passerelles pourront être créées entre eux et l’ENA.
Thierno Amadou Camara