Après la menace de grève lancée par le SNE et la FSPE, les débats sur les travaux des commissions issues du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier avec l’intersyndicale de l’éducation ont été lancés ce vendredi à Conakry.
Selon le représentant du gouvernement autour de la table, cette commission a pour mission principale le toilettage de la liste des ex-enseignants contractuels et d’autres priorités, notamment le statut particulier de l’éducation.
Le département en charge de la Fonction publique se réjouit de cette réunion, qui doit aboutir à l’amélioration des conditions de vie des enseignants du pays. Il en a profité pour rappeler l’importance de la mise en place de cette commission.
« Aujourd’hui, nous avons lancé les travaux de la commission qui doit toiletter la liste des ex-enseignants contractuels ayant fait la biométrie et la pratique de classe, recevoir et examiner les actes de nomination des enseignants occupant des postes de responsabilité et devant bénéficier de primes de fonction, ainsi que finaliser le processus de révision du statut particulier de l’éducation », a précisé Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère de la Fonction publique.
Au sortir de cette première journée de rencontre, les représentants des différentes structures syndicales de l’éducation ont, à tour de rôle, expliqué les retards enregistrés dans l’application du protocole d’accord et insisté sur la nécessité d’aboutir à des résultats concrets afin d’éviter un nouveau bras de fer impactant le déroulement normal des cours.
« Suite aux différentes communications que nous avons eues de la part des syndicats de l’intersyndicale de l’éducation, le gouvernement avait déjà pris des dispositions, mais c’est aujourd’hui que cela s’est matérialisé à travers la rencontre des trois commissions mises en place dans le cadre de la poursuite des négociations », soutient Aboubacar Soumah.
Pour sa part, la syndicaliste Kadiatou Bah se dit rassurée quant au démarrage des travaux des commissions.
« Les travaux vont redémarrer en commission. Ce sont trois commissions qui doivent travailler sur les différents points et problématiques, mais surtout sur le point nodal qu’est la révision du statut particulier », a-t-elle précisé.
Le grand absent autour de la table est le SNASUR. Cette structure syndicale de l’enseignement supérieur ne souhaite pas prendre part à la convention sur le statut particulier de l’éducation. Elle souhaite certainement disposer d’un statut particulier propre à l’enseignement supérieur, comme l’a précisé un syndicaliste de l’enseignement technique.
« Le SNASUR, après avoir été invité à désigner les cadres devant intégrer les différentes commissions, a jugé nécessaire de se mettre en retrait pour négocier directement avec les autorités, estimant qu’il a des spécificités qui ne peuvent pas être confondues avec celles de l’enseignement préuniversitaire et de l’enseignement technique. C’est la liberté syndicale, c’est leur volonté d’aller dans cette voie », a-t-il expliqué.
En attendant, la menace de lever la suspension du mot d’ordre de grève annoncée par l’intersyndicale SNE-FSPE reste toujours d’actualité, puisqu’aucune communication officielle n’a encore été faite par les structures concernées.
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