Pita : le tribunal dresse le bilan des audiences criminelles

 

Au tribunal de première instance de Pita, le procureur de la République a dressé le bilan des audiences criminelles, une session marquant la reprise effective des activités judiciaires dans la localité. Cette session, première du genre pour l’année judiciaire en cours, intervient dans un contexte où la population de Pita était en attente prolongée d’audiences criminelles. Au total, 21 dossiers impliquant 23 accusés ont été examinés en l’espace de cinq jours.

Selon le procureur, la bonne organisation des audiences a été rendue possible grâce à la disponibilité d’un avocat, la présence de la défense étant obligatoire en matière criminelle. « Aucun dossier ne peut être examiné sans l’assistance d’un avocat », a rappelé Lamine Touré.

Poursuivant, il souligne qu’à l’issue des débats, le tribunal a rendu des décisions mêlant condamnations et acquittements. « Environ 80% des dossiers ont abouti à des condamnations, avec des peines allant de l’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité, en passant par des peines à temps ainsi que des cas de requalification des faits. »

Par ailleurs, quatre décisions d’acquittement ont été prononcées, représentant moins de 20% des jugements rendus. Ces décisions traduisent, selon le procureur, l’impartialité du tribunal. « Le tribunal n’est pas une machine à condamner. Il examine les faits avec rigueur, écoute toutes les parties et statue en toute indépendance », a-t-il souligné.

Le parquet a également insisté sur le respect des principes fondamentaux du procès pénal. « Les personnes acquittées ont été immédiatement remises en liberté, tandis que celles condamnées ont été reconduites en détention pour purger leurs peines. », explique-t-il.

En conclusion, le procureur a lancé un appel à la population de Pita à faire confiance à l’institution judiciaire et à privilégier les voies légales pour résoudre les conflits. « La justice est en marche. Elle travaille pour garantir la paix sociale. Les violences ne résolvent rien. Il faut saisir la justice pour régler les différends », a-t-il déclaré.

Reconnaissant la réputation d’une localité parfois marquée par des tensions, le procureur estime que le sentiment d’injustice est souvent à l’origine des violences.

François Lelano – 621498176

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