À quelques semaines des prochaines échéances électorales, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum (ONASUR) a apporté des précisions sur le dispositif de supervision mis en place pour couvrir l’ensemble du territoire national. Face à un parterre de journalistes, ce mercredi 6 mai 2026, l’institution a abordé plusieurs questions d’ordre électoral.

Intervenant sur la question des candidatures non validées, le Dr Sékou Koureissy a tenu à préciser : « La DGE n’exclut pas des personnes, mais examine plutôt des dossiers soumis. Selon lui, un rejet de candidature ne saurait être assimilé à une mise à l’écart du candidat lui-même. Ce n’est pas la personne qui n’est pas validée, c’est la candidature. » Il a ainsi souligné que la DGE n’a aucun intérêt personnel dans le processus électoral.

Le président de l’ONASUR a également lancé un appel aux partis concernés, les invitant à revenir dans le processus afin de préserver la dynamique électorale en cours : « L’État guinéen a mis en place plusieurs mécanismes de recours et de consultation pour encadrer les élections. La DGE est l’organe chargé de la conduite de l’ensemble des opérations électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. L’existence d’autres structures de contrôle et de régularité et une supervision à couverture nationale. »

De son côté, Ousmane Diaby a expliqué que l’ONASUR s’inscrit dans une logique de couverture nationale, tant sur le territoire guinéen qu’à l’étranger. Il a rappelé que le nombre de superviseurs, initialement de 500, est en augmentation pour répondre aux enjeux du double scrutin (législatif et communal) : « Cette montée en puissance s’explique par la perspective d’un double scrutin, législatif et communal, qui impose une adaptation du dispositif de supervision. L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire national sans forcément affecter un superviseur à chaque bureau de vote, mais plutôt de mettre en place un mécanisme de supervision globale capable de dégager les grandes tendances. »


