La Guinée a procédé, ce 6 mai 2026, dans un réceptif hôtelier de la capitale, à la signature de l’accord de construction et de maintenance du câble sous-marin Medusa Africa. Ce projet stratégique s’inscrit dans la vision Simandou 2040, qui place le numérique au cœur du développement économique du pays.
La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que d’acteurs de l’écosystème numérique.
Monsieur Diawara, directeur général de la GUILAB, a présenté, dans son intervention, le projet Medusa Africa comme une infrastructure de nouvelle génération destinée à relier plusieurs régions du monde, notamment l’Europe du Sud, l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest et le Moyen-Orient. « La connectivité est aujourd’hui une infrastructure critique, non optionnelle, indispensable à la continuité des services numériques et à la stabilité des économies modernes », a-t-il déclaré, tout en insistant sur ses principes fondamentaux : la résilience des infrastructures, l’accès ouvert et le partenariat international.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a replacé cette signature dans une dynamique de transformation structurelle. Il a également salué la vision des autorités nationales, soulignant que le numérique constitue un pilier essentiel de la croissance. « La signature à laquelle nous procédons aujourd’hui n’est pas un simple acte technique, mais une décision politique majeure qui redéfinit la trajectoire économique de notre pays », a-t-il mentionné.

Poursuivant, le ministre a insisté sur la pression croissante exercée sur les infrastructures actuelles, marquées par une forte hausse de la demande en connectivité. « Aujourd’hui, notre connectivité internationale repose essentiellement sur une seule infrastructure, fortement sollicitée, alors même que les usages numériques explosent dans tous les secteurs », a-t-il souligné.
Pour lui, ce projet permettra de « sécuriser la connectivité, renforcer la résilience du réseau et créer les conditions d’une montée en puissance de l’économie numérique ».
De son côté, le Premier ministre a rappelé le caractère stratégique du projet, le qualifiant d’enjeu de souveraineté. « Deux câbles ne suffisent pas, il faut déjà penser à un troisième. C’est une question de sécurité nationale dans un monde de plus en plus instable », a-t-il affirmé.
