Ces faits qui devraient faire taire à jamais le sulfureux journaleux Yérim «Chèque » (Opinion)

(Opinion)- Le 3 mai 2021 mourait Béchir Ben Yahmed, fondateur du magazine panafricain Jeune Afrique. Au lendemain de sa disparition, le journaliste et éditorialiste ivoirien Félix Bony accordait une interview au magazine afin de rendre un vibrant hommage à l’illustre disparu.

Profitant de cette interview, ce journaliste émérite rendra un témoignage glaçant et anecdotique sur la fameuse affaire d’escroquerie dans laquelle le journaleux Yerim « Chèque » avait été accusé par Dadis Camara en 2009.

Présent au camp Alpha Yaya Diallo de Conakry lors des faits, Félix Bony déclara : «J’ai été témoin d’une anecdote que je peux raconter. En Guinée Conakry, lorsque Dadis Camara est arrivé au pouvoir, je suis parti faire un reportage pour mon journal. Je rencontre un journaliste de Jeune Afrique, Yérim, qui sort fâché. Lorsqu’on le salue, il dit : “Vous allez rencontrer ce type, c’est un bouffon. Ce n’est pas la peine de rencontrer ce type, vous venez perdre votre temps à Conakry.”
Lorsque je suis arrivé au camp où s’était retranché Dadis Camara, il nous reçoit et dit : “Mais voilà mon frère africain, vous êtes ivoirien. Vous, je vais vous donner l’information, tout ce que vous voulez. Par contre, ces escrocs, qui viennent de me quitter tout à l’heure, ils viennent me tendre une facture de 300 millions de francs guinéens, soit 30 millions de francs CFA, pour faire un reportage. J’ai refusé. Je prendrai cet argent pour soigner et nourrir les Guinéens. Je n’ai pas cet argent à donner à un journaliste et je les ai chassés d’ici.” »

Le journaliste ivoirien poursuivait :

« Je rentre à Abidjan le samedi. Le lundi, je découvre dans Jeune Afrique la gueule que Dadis Camara n’aurait jamais souhaité avoir dans un journal. À l’intérieur, un Dadis Camara déconstruit dans toutes ses actions, dépeint comme jamais il ne pouvait l’imaginer. Et là, Yérim, j’ai compris sa colère. Jeune Afrique s’est déversée sur Monsieur pour avoir refusé de payer la facture.»

Ces propos venaient ainsi corroborer les déclarations de Dadis Camara.

Les révélations ne s’arrêtent pas là. Lors d’un déplacement dans la région du Plateau-Central, le jeudi 20 mars 2025, le président de la transition burkinabè, Ibrahim Traoré, s’est adressé aux forces vives locales en dénonçant une tentative du magazine Jeune Afrique de monnayer une amélioration de son image.

« Entre 2022 et 2023, Jeune Afrique nous a courtisés via plusieurs canaux pour nous faire payer et “laver notre image”, comme ils disent. Nous avons refusé. Ils ne peuvent pas le nier, nous avons les preuves », a déclaré le chef de l’État, qualifiant le média d’« impérialiste ».

Comme le veut l’adage journalistique : « les faits sont sacrés, le commentaire est libre ». Les faits rapportés ici par Dadis Camara, Félix Bony et Ibrahim Traoré ont le mérite d’être cohérents, clairs et précis. Ils ne souffrent, à première vue, d’aucune ambiguïté.

En revanche, les tentatives de justification de Monsieur « Chèque » peinent à convaincre et l’enfonce davantage, tant elles mettent en lumière le côté obscur du personnage.

Puisque nous parlons de faits, restons-en aux faits afin de montrer à l’opinion publique le véritable visage de cet individu qui se présente comme un spécialiste de la Guinée.

Le 28 septembre 2021, il débarque à nouveau en Guinée, après 5 ans d’absence -rappelons qu’il avait été chassé comme un mal propre en 2017, après des tentatives d’extorsion de fonds au leader du PEDN Lansana Kouyaté et à d’autres cadres influents de l’époque, via son torchon de site qu’il appelait Conakry actu-. Le général Mamadi Doumbouya venait de déposer Alpha Condé, il y’avait à peine 3 semaines (le 5 septembre 2021).

Puisqu’il n’avait pas directement accès aux nouveaux dirigeants, il lui fallait trouver un subterfuge pour les approcher et leur proposer « gracieusement » ses services. Il appellera avec insistance, sous forme de plaidoyer, Lamine Guirassy pour être l’invité le lendemain, des Grandes Gueules de la radio Espace.

Dans cette émission, le 29 septembre 2021 (disponible en ligne), le journaliste Tamba Zacharie Millimouno lui a simplement demandé « Pourquoi vous êtes là ? Est-ce que vous entrevoyez de rencontrer le CNRD s’il vous était fait appel

Yérim répond alors :

« Moi, je milite clairement en faveur d’un soutien volontaire aux actions du CNRD… Si le CNRD me demande, même s’il ne me demande pas, je suis quelqu’un qui, par principe, par choix, soutient le CNRD… » avait-il ainsi déclaré devant l’air moqueur des journalistes qui avaient compris le topo de cet escroc international qui était venu monnayer sa plume à la junte qui ne lui avait rien demandé et qui lui avait hermétiquement fermé ses portes.

Cet épisode, Dadis Camara l’a rappelé récemment (sans entrer dans les détails), au cours de son interview sur Espace TV Europe.

Dès lors, les esprits les plus malins, même les plus tordus devraient, par cet autre fait, comprendre les raisons des récentes sorties de ce mercenaire qui agit par pure frustration de n’avoir pas bénéficié des largesses du CNRD comme ce fut le cas avec le CNDD.

Avec Dadis, il avait, pour se venger, rédigé un article truffé de mensonges et d’insanités pour décrédibiliser le Capitaine de l’époque et son régime aux yeux de l’opinion publique.

Aujourd’hui, par le biais de l’audiovisuel, il revient à la charge contre le général Mamadi Doumbouya, formulant de graves accusations sans fournir, la moindre preuve. À l’écouter attentivement, vous sentez de la haine, du mépris à l’égard de celui qu’il disait vouloir soutenir volontairement, par principe et par choix.

Nul besoin de trop épiloguer sur ce sujet, parce que l’opinion en sait un peu plus sur ce repris de justice, condamné en 2012 à 3 ans de prison ferme à Dakar pour viol.

Au mois de mai 2024, il a également été condamné à six mois de prison avec sursis et au paiement de cinq millions de francs CFA de dommages et intérêts pour diffamation envers l’ancien capitaine de gendarmerie Seydina Omar Touré, dans le cadre de son livre Macky Sall face à l’histoire.

C’est donc à un personnage aussi controversé, traînant derrière lui un lourd passif judiciaire et médiatique, que certains voudraient accorder du crédit ?

Heureusement que le Chef de l’Etat guinéen a mieux à faire.

Autre point qui interroge : l’attitude relativement passive des autorités sénégalaises face aux attaques répétées de ce fou furieux contre le chef d’État d’un pays souverain.

Une chose paraît certaine : le général Doumbouya n’aurait jamais toléré qu’un journaliste installé en Guinée ou qu’un média émettant sur son territoire manque publiquement de respect à une autorité sénégalaise, encore moins au président Bassirou Diomaye Faye ou au Premier ministre Ousmane Sonko.

Mais, comme le dit le proverbe : « le chien (Yerim) aboie, la caravane (Doumbouya) passe ».

Anto.

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