Dans un décret rendu public le 21 septembre 2024, le président a interdit, sur toute l’étendue du territoire national, la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des emballages et objets en plastique à usage unique. Près de deux ans après cette décision, son application fait défaut sur le terrain. Nous avons tendu notre micro à quelques citoyens qui ont donné leur avis sur ce sujet.
« Si l’État pouvait trouver une solution alternative, ce serait une bonne chose. Ce n’est pas facile, mais avec une bonne sensibilisation, beaucoup finiront par y adhérer. Nous sommes dans un pays où la majorité des gens n’ont pas les moyens d’acheter de l’eau en bouteille, alors que les sachets de 500 GNF sont accessibles à tous. Même moi, ce sont ces sachets de 500 GNF que j’utilise chez moi et s’en passer ne sera vraiment pas facile », a laissé entendre Abdoulaye Sylla.
Même remarque à Petit Simbaya, où Souleymane Yacine Camara salue la décision mais émet des réserves quant à son respect. « L’État a raison de prendre cette décision, mais l’application ne sera pas aisée pour la population à cause de la pauvreté. Cependant, je pense que si les autorités l’ont interdit, c’est avant tout pour rendre nos villes propres », a-t-il mentionné.
Pour Abdourahamane Conté aussi, l’usage des plastiques doit absolument être interdit en Guinée. Selon lui, pour qu’il y ait une applicabilité sur le terrain, il propose des pistes de solutions. « Pour que cette mesure soit respectée, il faudrait qu’il y ait des des usines de transformation et de recyclage de ces déchets plastiques. C’est ce type d’accompagnement qui permettra concrètement aux citoyens de respecter cette décision », a‑t‑il indiqué.
Il faut noter que ce sont les ministères de l’Environnement et du Développement durable, et de l’Administration du territoire et de la Décentralisation qui sont chargés du suivi de l’application stricte de la mesure.
Mamadou Macka Diallo
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