Une proposition radicale sur les doits des femmes : l’universel doit se systématiser

Roman polyphonique, cosmogonique et féministe, «Héroïnes» propose la SEREDROF à l’humanité comme institution réelle à construire. La Semaine de réflexion sur les droits des femmes, organisée avec l’ONU à Conakry. L’auteur voit les droits des femmes comme les droits de l’humanité. « Il faut, au monde, un mécanisme contraignant universel. Il nous faut un gendarme onusien en la matière, d’un vent plus sec, d’une application certaine sur une intégrité de mise. Comme il réprime dans les fauteurs de troubles dans le sacré Traité de non prolifération…, le monde devrait ainsi réprimer les acteurs et les promoteurs de l’hiérarchisation des genres. »

« Héroïnes », informations éditoriales :

— Éditeur : L’Harmattan France — Collection Miroirs du réel
— Préface : Diaka Camara — journaliste, activiste,
— Parution : Avril 2026
— ISBN : 978-2-336-54786-2
— Prix public : 23 €
— Disponible : editions-harmattan.fr — Amazon — Fnac — Cultura

« Héroïnes » ou roman-monde guinéen : quand la conceptualisation et la polyphonie stylistique conspirent avec la radicalité et l’audace de la proposition.

Le combat pour les droits des femmes a une nouvelle voix. Assurément. Et elle vient de Conakry : Abdourahmane S. Diallo, journaliste, écrivain et enseignant guinéen.
En effet, c’est le 23 avril 2026 que les Éditions L’Harmattan Paris ont annoncé la parution dans leur nouvelle collection (Miroirs du réel) du roman, « Héroïnes, l’ère des sujettes est révolue ». Et voici que, un mois plus tard, le samedi 23 mai 2026, son auteur le présente au public guinéen lors d’une cérémonie à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia, Conakry.

«Héroïnes, l’ère des sujettes est révolue» constitue l’un des rares romans guinéens sur les droits des femmes écrits depuis Conakry et publiés à Paris. Il met en scène une intrigue en métaphore :« Lorsque les rapports officiels ne suffisent, lorsque les statistiques deviennent des papiers morts, que les conférences internationales produisent plus de discours que de protection… il faut convoquer le mythe. Alors il faut convoquer les cieux. Alors il faut que les avertissements viennent d’en haut. C’est ainsi qu’est née Hèrè-Tigui. », explique le journaliste écrivain, en évoquant son personnage central.

Hèrè-Tigui — créature hybride descendue ayant traversé toutes les cieux pour sa mission — est incarnée dans le corps d’Alice Fournier, militante internationale du féminisme. Sa mission : restaurer les droits des femmes sur Terre. C’est justement là que réside l’un des vertiges absolus du texte. Quand le mythe toise le réel en lieu commun ! L’auteur s’en défend : «  Hèrè-Tigui n’est pas seulement un personnage. Elle est une nécessité morale. Elle est une réponse impitoyable à l’effondrement du monde humain. Elle est la conséquence surnaturelle de nos faillites terrestres. Quand les femmes sont violées en pleine lumière, quand les fillettes grandissent dans la peur, quand les sociétés apprennent à banaliser l’humiliation, quand la dignité devient une négociation… Alors quelque chose finit toujours par descendre du ciel. Dans « Héroïnes », Hèrè-Tigui apparaît parce que le monde a trop tardé à se sauver lui-même. »

Entre Paris et Conakry, Alice organise la première édition de la SEREDROF — Semaine de Réflexion sur les Droits des Femmes — et porte les voix de femmes de plus de vingt pays : Afghanistan, Inde, Arabie Saoudite, Colombie, États-Unis, France, Guinée, Ouganda, Thaïlande et bien d’autres.
Roman polyphonique, cosmogonique et féministe, «Héroïnes» propose la SEREDROF à l’humanité comme institution réelle à construire. Il dit une chose simple : les droits des femmes sont les droits de l’humanité.

Journaliste, enseignant et écrivain, Abdourahmane S. Diallo est en effet présenté comme un intellectuel dont le travail dépasse les marges du présent : préoccupé par les dynamiques sociales pour une tentative de transformation positive des peuples, il se revendique d’une réflexion intellectuelle qui s’ancre aussi dans la cosmogonie et le mythe des peuples. Il travaille à une confrontation dialoguée des imaginaires pour construire le socle universel du récit global — historique ou organisationnel. Il défend un dépassement définitif de la victimisation : non par négation de la souffrance historique, mais par ingéniosité créatrice.

L’émergence de la pensée intellectuelle du Prix du livre guinéen 2022 (avec « Nation enchantée », Innov Éditions Guinée) commence à se dessiner. L’enseignant est également membre de l’African Narrative Collective — Africa No Filter, un mouvement africain de transformation du récit mondial.

Parler aux peuples, penser des mécanismes pour le bien-être social, Abdourahmane S. Diallo n’est pas à son coup d’essai : le finaliste au Grand Prix Littéraire du Président de la République de Guinée, déjà en 2022, était devenu le premier et unique auteur guinéen à dédicacer son roman dans toutes les régions administratives du pays lors de l’Enchantement Régions Tour 2022. Portant le souci d’une Guinée qui dépasse ses démons communautaires, l’auteur y a prêché des messages d’unité nationale.

« Héroïnes » est d’ores et déjà été sélectionné pour présentation à la 9e Conférence Internationale sur le Genre et la Sexualité (TIIKM, Chiang Maï, Thaïlande, octobre 2026).

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