Le Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP) a lancé, ce mercredi 10 juin 2026, une formation technique nationale destinée aux inspecteurs des pêches et aux opérateurs du centre de surveillance. La cérémonie a été présidée par le secrétaire général du ministère, M. Morlaye Soumah, au nom du ministre Fassou Théa.
Selon le département, cette formation marque une étape clé dans la lutte contre la pêche illicite en République de Guinée. Elle s’inscrit dans le cadre du projet sous-régional « Agir INN », financé par l’Union européenne et coordonné par la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP).
L’objectif de cette initiative est de renforcer les compétences des acteurs du contrôle face aux pratiques de pêche illicites, non déclarées et non réglementées (INN).
Le directeur général du CNSP, M. Guillaume Hawing, a salué le leadership du ministre Fassou Théa, qui accorde la priorité à la qualification des ressources humaines et à la modernisation des outils de contrôle pour le centre de surveillance. Il a exhorté les inspecteurs et opérateurs à développer une maîtrise technique irréprochable afin de contrer les armateurs fraudeurs qui cherchent à contourner les réglementations.
La formation se déroulera sur trois jours. Les participants suivront des modules de haut niveau portant sur :
• l’utilisation et l’analyse croisée des données de repérage satellitaire et d’identification automatique (VMS/AIS) ;
• l’audit approfondi des journaux de pêche et des déclarations de captures à bord des navires industriels ;
• les procédures standardisées d’inspection à quai et en mer, dans le strict respect du cadre légal et des normes internationales de l’État du port.
La formation sera suivie d’un exercice pratique prévu le vendredi 12 juin au Port Autonome de Conakry, afin de mettre en pratique les techniques apprises et de standardiser les méthodes de contrôle.
Représentant le ministre, le secrétaire général a rappelé que le Code de la pêche maritime confère aux inspecteurs la qualité d’officiers de police judiciaire, face à la persistance des pratiques de pêche illicite. « La validité des poursuites contre les navires contrevenants repose sur la rigueur des inspections, la précision des rapports et la maîtrise des outils technologiques », a précisé Morlaye Soumah.
François Lelano – 621 49 81 76


