À l’occasion de la Journée internationale des femmes dans les industries minières, célébrée ce lundi 15 juin 2026, la République de Guinée a marqué le coup. En Guinée, notre rédaction a interrogé Sayon Ndiaye, directrice financière chez Rio Tinto, qui revient pour nous dire sur cette célébration et sur la situation des femmes dans les mines.
Selon Mme Ndiaye, la Journée internationale des femmes dans l’industrie minière permet aux femmes du secteur de rendre visibles leurs actions et de servir de modèles pour les jeunes. « C’est l’occasion de mettre en lumière les contributions des femmes dans un secteur historiquement masculin », souligne-t-elle. Pour elle, cette journée vise aussi à interpeller toutes les parties prenantes, autorités, entreprises et partenaires, sur la nécessité d’adopter des pratiques plus inclusives. La diversité, ajoute-t-elle, doit devenir un levier de performance, d’innovation et de transformation durable du secteur minier.
Interrogée sur le message qu’elle adresse aux autorités à tous les niveaux, la directrice financière insiste sur la création et le renforcement de conditions de travail sûres, équitables et protectrices. « Il faut permettre aux femmes et aux jeunes femmes d’accéder au secteur minier et d’y évoluer durablement », affirme-t-elle. Elle rappelle que « aucune femme ne devrait craindre de perdre son emploi en raison d’un congé de maternité, ni subir du harcèlement ou des abus sur un site minier, ni être forcée de choisir entre sa carrière et ses droits fondamentaux. », a-t-elle déclaré. Elle recommande la mise en place de politiques et de mécanismes de protection, d’accompagnement et de promotion des femmes pour faciliter leur insertion, leur rétention et leur accès aux postes de responsabilité.
Sur la question des conditions de vie et de travail, Mme Ndiaye se dit chanceuse d’évoluer dans une entreprise qui prend au sérieux le bien‑être de ses collaborateurs. « Des efforts réels sont déployés pour promouvoir l’inclusion, l’égalité des chances et le maintien des femmes dans les équipes, y compris dans des fonctions techniques et décisionnelles », précise-t‑elle. Ces avancées montrent, selon elle, qu’il est possible de bâtir un environnement professionnel fondé sur le respect, la confiance et l’épanouissement, tout en restant performant sur les plans opérationnel et financier.
Mme N’diaye reconnaît que des progrès notables ont été réalisés ces dernières années en matière de droits des femmes dans les zones minières, « Il reste encore beaucoup à faire. Le respect des droits des femmes dans les zones minières doit être renforcé, notamment à travers une meilleure application des politiques existantes, un changement durable des mentalités et un engagement continu de toutes les parties prenantes. », a-t-elle réclamé, avant de rappeler que. « L’inclusion doit être perçue comme un investissement stratégique pour l’avenir de l’industrie minière », a conclu Sayon N’Diaye.
À noter que la route vers l’égalité en milieu minier est tracée, mais c’est l’action collective qui déterminera sa longueur.
François Lelano -621498176


