L’hôtel Noom a accueilli la cérémonie d’ouverture de l’Atelier national de vulgarisation de la Loi organique LO/2025/035/CNT portant régime des partis politiques et autres organisations à caractère politique, ce lundi 22 juin 2026. Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), M. Ibrahima Kalil Condé.

La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de cabinet du MATD, du conseiller principal, du directeur national de l’Administration du Territoire, ainsi que de cadres du ministère, de formateurs, de consultants, du représentant de la Cour des comptes et de délégués des partis politiques. À son arrivée, le ministre a salué successivement les participants, marquant le ton protocolaire et inclusif de l’événement.
Vêtu de blanc, symbole de paix, le Ministre Ibrahima Kalil Condé a incarné, selon les organisateurs, l’ambition du gouvernement sous la conduite du président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, de bâtir « un État plus juste, des institutions plus fortes et une démocratie responsable ». Dans son allocution, il a réaffirmé l’engagement du MATD à appliquer et faire connaître les dispositions de la nouvelle loi afin d’encadrer durablement le paysage politique guinéen.
Dans son discours de bienvenue, M. Soumaïla Dioubaté, directeur général des Affaires politiques (DGAP), a exposé cinq innovations essentielles introduites par la loi et appelées à redessiner l’échiquier politique national :

• Des critères de création de partis plus stricts, fondés sur une représentativité territoriale réelle des membres fondateurs, avec pour la première fois un encadrement formel des mouvements politiques, des coalitions et des alliances électorales.
• L’obligation pour les partis de tenir une comptabilité moderne, comprenant l’établissement de rapports financiers annuels certifiés et leur soumission au contrôle des institutions compétentes de l’État, notamment la Cour des comptes.
• La consécration de la démocratie interne comme principe fondamental, imposant la tenue régulière de congrès pour le renouvellement des instances dirigeantes et l’instauration d’un quota minimum de 30% de femmes à tous les niveaux de décision.
• L’instauration d’un régime clair et équitable d’aide financière de l’État aux partis politiques.
• La mise en place de procédures organisées, respectueuses des droits de la défense, pour la suspension administrative, la cessation d’activités et la dissolution des organisations politiques.
Le ministre a rappelé que l’atelier vise à expliquer de manière pratique et opérationnelle les nouvelles dispositions légales aux acteurs concernés afin d’assurer une application homogène sur l’ensemble du territoire national. Les sessions s’annoncent centrées sur la formation des cadres des partis, la présentation des obligations comptables et la clarification des procédures disciplinaires et administratives prévues par la loi.
Avant de déclarer ouverts les travaux, M. Condé a partagé ses convictions personnelles sur la nécessité d’un encadrement rigoureux du paysage politique pour garantir la stabilité et la crédibilité des institutions. Les participants ont ensuite entamé les échanges techniques qui se poursuivront durant l’atelier.
La loi organique LO/2025/035/CNT, promulguée le 21 novembre 2025, ouvre ainsi une nouvelle étape dans la régulation des partis et mouvements politiques en Guinée. Son application pratique au travers de ces sessions de vulgarisation constituera un test important pour mesurer son impact sur la vie politique et la gouvernance nationale.


