Conakry — La Semaine nationale des archives officiellement lancée

Lors d’une cérémonie organisée par le secrétariat général du gouvernement et ses partenaires, ce jeudi 25 juin 2026, les activités de la première édition de la Semaine nationale des archives de Guinée (SeNAG) ont officiellement démarré sous le thème : « Archives de l’État et gouvernance publique : comment préserver la mémoire nationale ». Le lancement s’est déroulé en présence de plusieurs membres du gouvernement, sous la présidence du garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

Dans son discours, le directeur général du Centre de documentation administrative a rappelé que les archives constituent un outil indispensable à la gouvernance moderne.« La République de Guinée est riche d’une histoire remarquable, marquée par des événements majeurs qui ont façonné notre identité nationale et notre parcours institutionnel. Cette histoire ainsi que les actions quotidiennes de nos administrations sont consignées dans les archives qui constituent le patrimoine documentaire de la nation et un outil indispensable à la gouvernance moderne. Les archives ne sont pas de simples documents conservés dans les dépôts. Elles représentent la mémoire de l’État, la preuve des droits des citoyens, le fondement de la transparence administrative et une source précieuse d’information pour les chercheurs, les étudiants et les décideurs », a mentionné Tamba Fidel Leno tout en réaffirmant l’engagement du Secrétariat Général du Gouvernement, à travers le Centre de Documentation Administrative, à accompagner les réformes visant à renforcer la gouvernance documentaire, à promouvoir la numérisation des archives et à assurer la conservation durable du patrimoine documentaire de la République de Guinée.
Le Directeur général de l’harmattan Guinée, partenaire du secrétariat général du gouvernement pour cette première édition, a souligné l’importance des archives. « Si nous voulons une Guinée prospère, innovante, réconciliée, il nous faut donner toute la place à nos archives. Elles représentent la vie passée de notre nation. Le présent est secondé par le passé et engendre le futur », a indiqué Sansy Kaba Diakité.
Le directeur général de DOKUMA, représentant de la délégation rwandaise, est revenu sur l’importance de la préservation des archives. « Les archives ne sont pas de simples vieux papiers entassés dans le sous-sol poussiéreux. Elles sont le système nerveux de l’État, elles sont la trace matérielle de chaque décision prise, de chaque loi promulguée, de chaque traité signé, de chaque citoyen né, marié ou disparu.  Quand la Guinée a proclamé son indépendance le 2 octobre 1958, ce n’était pas seulement un événement politique, c’était un moment de fondation nationale dont chaque document officiel constitue aujourd’hui un témoin irremplaçable. Ces documents, ces actes, ces correspondances, sont l’ADN de votre souveraineté », a expliqué Franco Kalissa.

De son côté, le ministre secrétaire général du gouvernement a rappelé que représente la semaine nationale des archives de Guinée. « La SeNAG n’est pas une cérémonie de plus ou un forum de plus. Elle intervient à un moment où la Guinée doit mieux protéger ses traces, mieux organiser ses preuves, mieux transmettre sa mémoire et mieux ouvrir l’information publique utile aux citoyens. Le mot d’ordre est  ‘’s’inspirer du passé pour mieux construire le futur ensemble ». Cela résume l’enjeu », a-t-il martelé.

Et d’ajouter, il précise : « Une nation ne se projette pas solidement lorsqu’elle ne connaît pas son passé, lorsqu’elle ne conserve pas et n’assume pas son histoire. Les archives ne sont pas le passé dormant de l’administration. Elles sont la preuve vivante de l’État. Derrière chaque décret, chaque loi, chaque convention, chaque traité, chaque procès verbal, chaque signature, chaque photographie, chaque bande audiovisuelle, chaque correspondance administrative, il y a une décision, une responsabilité, une part de souveraineté et un fragment de notre trajectoire collective », a laissé entendre Tamba Benoît Kamano.

Représentant le premier ministre, le garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’homme a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les efforts pour la conservation, la modernisation et la valorisation des archives. « Il faut le reconnaître avec lucidité, qu’en Guinée, nos archives demeurent encore fragiles. Trop de documents importants se perdent, se détériorent ou ne sont pas conservés dans les conditions appropriées. Cette réalité affaiblit la continuité administrative, complique la recherche de la preuve et prive parfois notre pays d’une partie de sa mémoire institutionnelle. »

« C’est pourquoi le gouvernement, sous la haute autorité du président Mamadi Doumbouya, entend renforcer les efforts de conservation, de modernisation et de valorisation des archives publiques. Préserver les archives, c’est préserver la mémoire de l’État. Renforcer la transparence administrative, sécuriser les droits des citoyens et transmettre notre histoire aux générations futures », a fait savoir Ibrahima Sory II Tounkara avant déclarer ouverte la semaine nationale des archives de Guinée.

Il faut noter qu’au cours de cette semaine, dédiée à la valorisation des archives, des conférences, ateliers, expositions, panels et séances de sensibilisation seront organisés.

Mamadou Macka Diallo

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