Les travailleurs du parlement guinéen ont manifesté lundi 6 juillet 2026 pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ce mardi, notre rédaction a contacté le secrétaire général de la section syndicale pour obtenir plus de détails. Ismaël Gassim Kalissa a tout d’abord écarté le terme « manifestation » avant d’apporter des précisions sur la mobilisation de ses collègues.
« Je tiens à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une manifestation, mais d’une assemblée générale des travailleurs visant à diffuser largement l’information. À la veille de cette réunion, les autorités actuelles de l’administration parlementaire ont publié un communiqué invitant le bureau syndical à la table des négociations. À l’issue de l’assemblée générale, nous avons donc constitué une délégation de trois (3) membres pour prendre part à ces discussions afin de décanter la situation.
Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que tout se passe bien. Les négociations ont débuté hier et se poursuivent aujourd’hui pour définir dans quelles mesures les travailleurs pourront rentrer dans leurs droits », a expliqué Ismaël Gassim Kalissa avant de préciser que leurs revendications sont tout à fait normales et ne datent pas d’aujourd’hui.
« C’est une colère légitime. Notre administration existe depuis une trentaine d’années. Depuis 1995, sous la législature du multipartisme, alors présidée par feu Elhadj Biro Diallo, notre administration a commencé à avoir des fondamentaux. Ce sont donc des frustrations accumulées depuis plusieurs années que nous sommes enfin en train de dénouer », a-t-il indiqué.
Dans le même sillage, notre interlocuteur n’a pas manqué de faire une mise au point par rapport à leur démarche qui, selon lui n’est pas lié à l’ancien président du CNT, Dr Dansa Kourouma, dont le nom a été cité par certains manifestants. « Notre démarche n’est nullement lié à l’ancien président du Conseil National de la Transition (Docteur Dansa Kourouma). Parce que nous avons vu des articles tendancieux. Nous ne sommes pas dans les débats politiques, nous sommes des agents de l’État. Donc, il faut que cette précision soit apportée. Ceux qui ont cette ambition de transformer cela à des appétits, nous leur disons que ça n’a rien n’a avoir. Nous sommes dans une revendication sociale. C’est pourquoi nous avons été à la table des négociations dans l’intérêt général de l’administration parlementaire mais aussi dans l’intérêt du pays », a-t-il martelé.
Le syndicaliste salue toutefois l’ouverture d’un cadre de dialogue entre les travailleurs et l’administration parlementaire. Il martèle cependant que le respect de certains fondamentaux sera indispensable pour obtenir des résultats satisfaisants de part et d’autre.
Il faut toutefois rappeler que ces mêmes employés s’étaient déjà mobilisés il y a quelques mois devant l’institution pour réclamer l’application de leur statut particulier.
Mamadou Macka Diallo
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