Selon nos confrères de Mediaguinee.com, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur un présumé détournement de 43 milliards de francs guinéens au sein de l’ancien (CNT).
Selon des informations publiées par le média, les directeurs centraux de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), de la Police judiciaire ainsi que le Secrétaire à la Présidence chargé des Services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé ont été saisis, ce mardi 7 juillet 2026, afin de diligenter des investigations.
L’enquête porte sur des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, faux et usage de faux en écritures publiques et privées, ainsi que de complicité.
Plusieurs anciens cadres de l’administration parlementaire sont visés, notamment Aboubacar Camara, ancien secrétaire général du CNT, Sãa Leno, directeur des services financiers et comptables, Youssouf Fofana, directeur des normes de conformité financière, Amadou Diakité, directeur des ressources humaines, ainsi que plusieurs autres responsables de directions.
D’après la même source, cette procédure fait suite à un signalement relatif à la gestion d’une enveloppe de 43 milliards de francs guinéens, répartie par un courrier signé le 2 avril 2026 par l’ancien président du CNT, .
Sur ce montant, 40,5 milliards GNF étaient destinés au paiement des primes de séparation des conseillers nationaux, tandis que 2,5 milliards GNF devaient servir de prime spéciale aux travailleurs de l’administration parlementaire ayant contribué aux missions de l’institution.
Le procureur spécial estime toutefois que l’utilisation de ces fonds aurait été entachée d’irrégularités. Il est notamment reproché à certains responsables d’avoir établi des listes de bénéficiaires ne répondant pas aux critères d’éligibilité prévus par le règlement intérieur du CNT. Les enquêteurs devront également vérifier l’absence présumée de justificatifs comptables, d’ordres de virement bancaire ou d’autres pièces attestant les paiements effectués, une situation qui aurait suscité des contestations au sein de l’administration parlementaire.
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