Jumelles siamoises nées à Gouécké et Transférées à Conakry: « l’opération n’est pas une urgence immédiate » Dr Balla Moussa Touré

Nées par césarienne ce lundi 6 juillet 2026 au Centre de santé de Gouécké, des jumelles siamoises ont été transférées d’urgence à Conakry pour bénéficier d’une prise en charge hautement spécialisée. Face à cette situation clinique exceptionnelle, de nombreuses interrogations émergent quant à la faisabilité d’une séparation chirurgicale sécurisée.
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le Dr Balla Moussa Touré, chef d’unité de la chirurgie pédiatrique à Ignace Deen et à Jean Paul II s’est voulu rassurant sur le plateau technique local. Il a expliqué que la Guinée dispose des équipements requis à l’hôpital national Donka, ainsi que d’une équipe médicale pluridisciplinaire qualifiée dans les domaines de la chirurgie, de l’anesthésie-réanimation, de la pédiatrie et de la nutrition.

Une régulation médicale immédiate dès l’arrivée à Conakry

Selon nos informations, c’est une ambulance médicalisée qui a été mobilisée pour assurer le transport des nouveau-nés vers la capitale. À leur arrivée au centre hospitalier universitaire (CHU) de Donka, les équipes ont immédiatement procédé aux premières évaluations. Interrogé sur la stratégie de prise en charge globale, le Dr Balla Moussa a rappelé les priorités cliniques immédiates : «L’état de santé actuel ne permet pas une intervention chirurgicale, les bébés sont fatiguées après un long voyage sans leur maman, qui a suivit une césarienne, il est donc primordial de penser à l’alimentation des jumelles siamoises. Je pense bien que oui nous disposons équipement nécessaires à l’hôpital Donka et en plus la Guinée a aujourd’hui un personnel médical spécialisé dans les domaines (chirurgical, Anesthésie- réanimation, pédiatrie, et nutritionnel).» a-t-il expliqué.

Évaluation des risques : l’importance des examens complémentaires

Bien que la perspective de cette séparation suscite une vive émotion et de l’inquiétude au sein de l’opinion publique, le corps médical aborde ce dossier avec méthode et espoir. Si plusieurs spécialistes pointent du doigt la complexité de l’acte, notre interlocuteur insiste sur la nécessité de réaliser d’abord un bilan d’imagerie complet pour cartographier l’anatomie des nourrissons. «Nous pouvons parler des risques interventions pour ces jumelles siamoises qu’après avoir reçu les résultats des 1ers résultats. Mais retenez qu’il y a des facteurs qui font monter le risque d’intervention, tel que les organes vitaux ( un seul cœur pour les bébés, un seul foie pour les deux ) dans ce cas les risques sont très élevés, le décès des jumelles siamoises ou tout moins une rentre quelle. L’autre facteur des risques est avec une circulation sanguine commune .l’autre facteur de risque est l’âge et le poids a opération des jumelles siamoises.» a-t-il expliqué.

Une planification chirurgicale à moyen terme
En chirurgie pédiatrique néonatale, la gestion du calendrier opératoire est cruciale pour le pronostic vital. Pour conclure, le Dr Balla Moussa a tenu à préciser que l’état des siamoises ne requiert pas un geste opératoire immédiat, la priorité étant laissée au développement physiologique des enfants. «Ce cas n’est pas une urgence chirurgical l’âge optimal pour l’intervention est. 3 a 4 mois pour une chance de survie et de récupération des deux bébés.»

Guinee114.com

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