Session de rattrapage : la Guinée a pris du retard dans l’instauration du système, selon N’faly Condé

Guinée — Après la publication des résultats du baccalauréat, session 2026, le gouvernement a annoncé l’organisation d’une session de rattrapage. Joint par téléphone ce lundi 27 juillet, N’faly Condé, acteur du système éducatif, a accueilli favorablement cette décision, qu’il considère comme « une bonne initiative » et « une seconde chance » pour les candidats n’ayant pas atteint la moyenne requise.

« C’est une bonne initiative, dans la mesure où ce n’est pas l’administration seule qui l’applique », explique M. Condé. Selon lui, la mesure arrive avec du retard, mais elle valorise surtout les filières techniques et professionnelles. « L’État a dit que les admis au rattrapage seront orientés vers les instructions professionnelles techniques. C’est aussi une façon de valoriser cette branche de notre formation », ajoute-t-il.

Pour N’faly Condé, l’objectif principal de ce dispositif est d’offrir une seconde chance aux candidats proches de la moyenne d’admission. « Il y a une note comprise entre 8,50 et 9,99. Ils sont proches de la réalité d’admission. On leur donne une seconde chance dans la matière où ils n’ont pas eu la moindre réelle motivation », précise-t-il. Cette orientation vers les formations techniques ne concernera pas tous les candidats, mais vise à mieux répartir les profils selon leurs aptitudes.

Interrogé sur le risque que la possibilité d’un rattrapage n’encourage la paresse, M. Condé rejette l’argument. « Moi, je dirais non. Si tel était le cas, tous ceux qui sont admis dans la saison de la paresse seraient orientés à l’université », souligne-t-il. Il rappelle que les rattrapages mèneront principalement vers des institutions techniques et professionnelles, et non systématiquement vers l’université.

Le responsable estime au contraire que la perspective d’un rattrapage pourra galvaniser les candidats. « Je veux être étudiant, je veux faire telle filière à l’université, je dois bien travailler pour ne pas me retrouver dans la session de rattrapage. Au contraire, ça va encore les encourager à travailler dur », soutient-il.

S’il se dit globalement favorable au principe, M. Condé appelle néanmoins à la prudence sur les modalités pratiques. « La Guinée a beaucoup tardé à instaurer ce système », admet-il, ajoutant qu’« on va voir dans quelques semaines » avant de formuler d’éventuels amendements.

Plusieurs questions restent en suspens : quel procès-verbal sera utilisé pour cette session ? Où se tiendront les épreuves, à Conakry ou dans les centres habituels de l’intérieur du pays ? Les correcteurs seront-ils mobilisés localement ou déplacés vers la capitale ?

« On ne sait pas encore comment cela va se passer. On ne peut donc rien dire pour l’instant. On attend cette première organisation pour apporter quelques critiques », conclut N’faly Condé.

François Lelano – 621498176

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