En Guinée, où les questions de santé reproductive restent un enjeu majeur de santé publique, les spécialistes rappellent l’importance d’un meilleur accès à l’information sur la contraception. Le médecin généraliste Dr Ben Youssouf Keita a insisté sur le rôle essentiel de la contraception dans la planification familiale et la prévention des grossesses non désirées.
Selon le praticien, la contraception a avant tout pour objectif d’espacer les naissances et de permettre aux couples de mieux planifier leur projet parental. Elle constitue également un moyen efficace de réduire les grossesses non désirées, avec des retombées positives sur la santé de la mère et de l’enfant.
Interrogé sur la méthode contraceptive la plus sûre, le Dr Ben Youssouf Keita a expliqué qu’il n’existe pas de contraceptif universel adapté à toutes les femmes.« Le meilleur contraceptif dépend de l’état physique et de la santé de la personne. C’est au médecin gynécologue ou à la sage-femme de déterminer la méthode la plus appropriée », a-t-il précisé.
Le médecin a rappelé qu’il existe plusieurs méthodes contraceptives, notamment les pilules contraceptives, les injections, les implants sous-cutanés, les dispositifs intra-utérins (DIU), ainsi que les préservatifs. Selon lui, le DIU figure parmi les méthodes les plus fiables et les plus faciles à suivre lorsqu’il est correctement indiqué et posé par un professionnel de santé.
Toutefois, le spécialiste souligne qu’aucune méthode contraceptive n’est totalement dépourvue d’effets secondaires. Le choix doit donc être individualisé en tenant compte de l’état de santé, des antécédents médicaux et des besoins de chaque patiente.« Tous les contraceptifs peuvent avoir des effets secondaires. Le médecin est le mieux placé pour expliquer les avantages et les inconvénients de chaque méthode et orienter la patiente vers celle qui lui convient », a-t-il indiqué.
Le Dr Ben Youssouf Keita a également tenu à rappeler qu’aucune méthode contraceptive, en dehors de l’abstinence, n’offre une efficacité absolue.« Aucune méthode n’est garantie à 100 %. Toutes présentent un faible risque d’échec. C’est pourquoi il est important de respecter les recommandations des professionnels de santé et d’assurer un suivi médical régulier », a-t-il conclu.
Mariama Sadjo Camara pour Guinee114.com


