L’ouverture des classes: les 4 500 enseignants communaux menacent de poursuivre la grève

Les enseignants contractuels communaux non retenus continuent de réclamer la régularisation de leur situation. Invité ce samedi 8 août 2026 dans une émission de la radio Ouest FM, Moussa Diakité, premier vice-président national du syndicat des enseignants contractuels, a dénoncé la lenteur observée dans le traitement de leur dossier.

Selon lui, ils sont au nombre de 4 500 anciens contractuels communaux, tous biométrisés et disposant d’une certaine expérience dans la pratique de la classe. « Nous sommes au nombre de 4 500 anciens contractuels communaux non retenus. Nous avons été biométrisés et nous avons déjà une expérience dans la pratique de la classe. Un protocole d’accord a été signé et sa véracité est claire. Les travaux doivent se poursuivre pendant deux mois, à compter du nouvel avis », a-t-il déclaré.

Moussa Diakité a fait part de la principale inquiétude des enseignants contractuels non retenus : l’arrivée à échéance, le 17 août 2026, du délai de deux mois prévu pour le traitement de leur dossier. « Notre plus grande crainte aujourd’hui, c’est que le délai de deux mois arrive à échéance le 17 août 2026 sans que la situation ne soit réglée », a-t-il expliqué. Face à cette situation, l’enseignant a rappelé que les enseignants ont organisé, le 1er août dernier, une assemblée générale à leur base de travail. « Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur la lenteur du processus et de solliciter l’implication des membres de l’intersyndicale afin de faire avancer le dossier. »

Interrogé sur les premières prises de parole de la nouvelle ministre de l’Éducation, Bintou Keita, Moussa Diakité a souhaité l’instauration d’un dialogue inclusif avec les organisations syndicales. « Nous souhaitons un dialogue inclusif avec l’intersyndicale et l’ensemble des syndicalistes. Lors de la première rencontre, nos représentants ont réitéré leurs positions concernant la situation des anciens contractuels non retenus », a-t-il affirmé.

Il a invité la ministre à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter la répétition des erreurs constatées lors des précédentes opérations de recrutement.« Elle doit se battre corps et âme pour corriger l’injustice qu’elle a trouvée sur la table », a-t-il ajouté.

Concernant la suite de la mobilisation, le syndicaliste a assuré que les enseignants resteraient en concertation avec l’intersyndicale et les structures syndicales concernées. Il a toutefois prévenu qu’aucun retour dans les salles de classe ne serait envisagé tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites. « C’est un combat que nous avons commencé et nous n’allons pas l’arrêter, quel que soit le prix à payer. Nous ne reprendrons pas le chemin de l’école tant que notre arrêté d’engagement ne sera pas signé et que le protocole d’accord ne sera pas respecté », a-t-il martelé.

Moussa Diakité a enfin appelé l’intersyndicale à défendre les intérêts des 4 500 jeunes concernés et à veiller à ce que la liste définitive ne comporte aucun cas d’omission.

À l’endroit de la ministre Bintou Keita, il a demandé que des mesures soient prises pour mettre fin aux souffrances des enseignants écartés du processus. « Nous lui demandons de sécher les larmes de ces jeunes Guinéens injustement écartés », a-t-il lancé.

Il a également invité les enseignants contractuels communaux à resserrer les rangs et à rester à l’écoute de leur bureau national. Leur objectif, a-t-il rappelé, demeure l’obtention de leurs arrêtés d’engagement avant la rentrée scolaire.

François Lelano – 621498176

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