Sécurité sanitaire : La Guinée active sa plateforme nationale « Une seule santé »

La première session ordinaire du comité de pilotage de la plateforme nationale « One Health » ou « Une seule santé » s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry ce vendredi, 14 août 2026. Plusieurs décisions importantes ont également été prises à l’issue des travaux.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné le rôle stratégique de son département dans ce programme. « Dans le dispositif « Une seule santé », le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique porte une responsabilité particulière. Nos universités, nos institutions de recherche, nos enseignants-chercheurs et nos laboratoires constituent un patrimoine scientifique national. Il convient de les mobiliser davantage au service des priorités de santé publique. L’approche « Une seule santé » nous invite précisément à décloisonner les disciplines et à favoriser une collaboration plus étroite, notamment entre la médecine, la santé publique, les sciences vétérinaires, les sciences environnementales et les sciences du numérique. Notre secteur constitue le socle sur lequel repose la capacité scientifique et humaine de la Guinée à comprendre, anticiper et combattre les menaces sanitaires à l’interface homme, animale et environnementale », a mentionné Madame Diamy Diallo.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a appelé à une collaboration intersectorielle régulière et mieux organisée : « Le diagnostic présenté aujourd’hui nous invite également à franchir une nouvelle étape : celle d’une collaboration intersectorielle plus régulière, mieux organisée, structurée et davantage orientée vers les résultats. À cet égard, le ministère de l’Environnement et du Développement durable entend assumer pleinement ses responsabilités qui lui reviennent au sein de la plateforme nationale « One Health » ou « Une seule » santé, notamment en matière de surveillance des risques environnementaux, de partage de données, de prévention et de gestion des urgences d’origine environnementale », a souligné Fassou Théa.

De son côté, la secrétaire générale du ministère de l’Élevage a également réaffirmé l’engagement de son département à remplir sa mission au sein du comité technique de coordination intersectorielle dont il est membre :« Pour le ministère de l’Élevage, cette démarche revêt une importance majeure, car la surveillance et la prévention des maladies animales constituent un élément essentiel de la protection de la santé publique, de la santé sanitaire des aliments et de la résilience de nos systèmes de santé. Nous réaffirmons donc notre entière disponibilité à contribuer activement à la réactivation du comité technique de coordination multisectorielle, au renforcement de la surveillance épidémiologique, au partage rapide de l’information entre les différents secteurs », Madame Halimatou Sirandou Diallo.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a mis l’accent sur l’importance de la signature d’un protocole d’accord entre les différents ministères concernés pour matérialiser ce dispositif :« La signature, à l’occasion de cette session, du protocole d’accord avec les ministères en charge de l’Élevage, de l’Environnement et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique traduisent cette volonté. Ces accords doivent désormais vivre. Ils doivent se traduire par un meilleur partage des données, des mécanismes d’alerte plus efficaces, des investigations conjointes rapides, une surveillance intégrée des zoonoses et des risques environnementaux, ainsi que par la mobilisation accrue de la recherche, de l’innovation et de la formation au service de la santé publique. Notre ambition n’est donc pas d’ajouter des mécanismes administratifs supplémentaires, mais de construire une véritable culture de collaboration intersectorielle », a laissé entendre Khaïté Sall.

Il faut noter qu’avant la signature du protocole d’accord mettant fin aux travaux, les membres du comité technique de coordination ont présenté le document. Au cours de cette présentation, ils ont souligné la nécessité pour les départements sectoriels et les partenaires techniques et financiers d’accompagner ce projet. Les ministères de la défense nationale et de la sécurité et de la protection civile sont également concernés par ce programme.

Mamadou Macka Diallo
666 660 366

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