Labé : la boucherie centrale pourrait-elle rouvrir après un accord sur le prix ?

La crise autour de la vente de viande de bœuf se poursuit à Labé. La boucherie centrale de la ville reste fermée, alors que les autorités locales et les professionnels du secteur tentent de trouver un accord sur le prix du kilogramme de viande. Une réunion de concertation s’est tenue ce lundi 17 août 2026 à la préfecture de Labé.

Autour de la table : les autorités communales et préfectorales, les bouchers, la Chambre régionale du commerce ainsi que les services techniques concernés.

À l’ouverture des échanges, le préfet, le colonel Mohamed Cheick Keita, est revenu sur l’origine de la crise. Selon lui, les autorités cherchent depuis plusieurs mois à stabiliser le prix de la viande sur le marché local. « Il était question, à la suite des efforts entamés par Monsieur le Gouverneur dès sa prise de fonction, de stabiliser le secteur de la distribution de la viande. »

Le préfet déplore toutefois une flambée progressive des prix. Il rappelle qu’une précédente concertation avait permis de retenir le prix de 50 000 francs guinéens pour le kilogramme. « Au mois d’avril, Monsieur le Gouverneur avait convoqué une rencontre pour fixer la viande à 50 000 GNF le kilogramme. Mais ces dernières semaines, nous avons constaté que les prix s’envolaient jusqu’à 70 000, voire 80 000 GNF. »

Face à cette situation, le maire de la commune urbaine de Labé a décidé de prendre une mesure conservatoire en ordonnant la fermeture des boucheries. Une décision qui, selon lui, doit permettre aux autorités et aux acteurs du secteur de faire le point et de rechercher une solution.

De leur côté, les professionnels de la filière justifient la hausse des prix par la difficulté d’approvisionnement en bétail et les dépenses liées au transport.

M. Keita a tout même souligné que la ville ne possède pas une importante zone d’élevage. Les bouchers sont donc contraints de parcourir plusieurs localités pour se procurer du bétail.« Le prix d’un animal est aujourd’hui très élevé à Labé. Les bouchers doivent s’approvisionner à Lélouma, notamment à Thanguel Bori, à Koubia, sur la place de Matakaou, ainsi qu’à Tougué », a-t-il expliqué

Une situation qui aurait des conséquences directes sur le prix de revient de la viande vendue aux consommateurs.

Au cours des discussions, les bouchers ont formulé une nouvelle proposition. Ils souhaitent que le prix du kilogramme de viande soit désormais fixé à 60 000 francs guinéens. Une proposition qui doit être examinée par les autorités compétentes avant son application définitive.

Quant au maire de la commune urbaine de Labé, Alhabib Bah, a également précisé que la réouverture de la boucherie centrale n’est pas encore à l’ordre du jour. « En attendant, elle reste fermée jusqu’à ce qu’on puisse assainir la boucherie, identifier les occupants et consulter le gouverneur sur l’ensemble de ces points, notamment la doléance des bouchers qui sollicitent la fixation du prix à 60 000 GNF le kilogramme. »

Pour les autorités communales, il ne s’agit uniquement pas de régler la question du prix. La situation de la boucherie centrale elle-même doit également être clarifiée avant une éventuelle réouverture.

Mariam Sadjo Camara 623 286 813

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