Statut particulier des enseignants: précisions du ministre François Bourouno… 

Conakry — Le statut particulier des enseignants est actuellement en cours d’examen par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. L’annonce a été faite mercredi 19 août 2026 par le ministre Faya François Bourouno, à l’occasion d’une conférence de presse.

Selon le ministre, cette réforme s’inscrit dans un processus plus large visant à mettre en place des statuts particuliers adaptés aux réalités des différents corps de la Fonction publique. «Le statut particulier est une réforme sectorielle. Tous les agents publics sont régis par un statut général », a expliqué Faya François Bourouno, rappelant que la loi portant statut général des agents publics fixe notamment leurs droits, obligations, conditions de recrutement et de départ à la retraite.

Le ministre précise toutefois que les spécificités propres à chaque profession nécessitent des dispositions particulières. À ce titre, le secteur de l’éducation fait partie d’une dizaine de domaines dont les statuts sont actuellement examinés par son département.

Faya François Bourouno assure que le statut particulier des enseignants est étudié en collaboration avec les ministères en charge de l’éducation. «Le statut particulier des enseignants, comme neuf autres statuts, est aujourd’hui en étude chez nous. Mais pour faire un travail propre, nous l’avons dit, dans le cadre de la vision du chef de l’État, de la réforme de l’État, quand on veut mener une réforme, on la mène avec toute la rigueur possible », a-t-il déclaré.

L’objectif affiché est notamment d’améliorer les conditions de travail, de traitement et de vie des enseignants.

Le ministre a également évoqué les efforts engagés pour améliorer la gestion des effectifs dans le secteur éducatif. Il affirme qu’un nouvel outil numérique permet désormais à l’administration de disposer d’une meilleure visibilité sur les enseignants en activité. «Aujourd’hui, nous avons un outil digital qui nous permet de savoir, dans chaque école de la République de Guinée, quel enseignant travaille et quel niveau pédagogique il tient », a-t-il indiqué.

La question des affectations à l’intérieur du pays a également été abordée. Le ministre rappelle que l’État a instauré une prime mensuelle de 1,5 million de francs guinéens pour les enseignants exerçant dans les districts, afin de les encourager à accepter ces affectations.

Faya François Bourouno reconnaît cependant que la gestion de cette prime a connu des dysfonctionnements, certains enseignants la percevant tandis que d’autres, pourtant affectés dans les mêmes conditions, en étaient privés. « C’était injuste. Donc, il fallait assainir », a-t-il expliqué.

Outre les enseignants, plusieurs autres corps de la Fonction publique sont concernés par le processus. Le ministre cite notamment les agents de santé, les agents de l’administration pénitentiaire et les greffiers. «Nous avons une dizaine de statuts sur lesquels nous sommes en train de travailler», a-t-il précisé.

Le statut particulier des enseignants reste ainsi très attendu par le secteur éducatif, alors que les organisations syndicales réclament depuis plusieurs années son adoption.

Guinee114.com

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