L’information relative au décès de l’ancien premier ministre Sidya Touré a été relayée par plusieurs médias nationaux et acteurs politiques guinéens. Son décès est survenu ce vendredi 25 septembre 2026 à Paris (France). Le président du PADES pleure un « compagnon de lutte »
« Il est des disparitions qui touchent un homme dans sa chair, parce qu’elles emportent avec elles une partie de son histoire personnelle. Pour moi, Sidya Touré était bien plus qu’un ancien Premier ministre, un compagnon de lutte ou un responsable politique. Il était un grand frère », a souligné Docteur Ousmane Kaba sur sa page Facebook avant de parler de ses liens avec le défunt.
« Notre histoire remonte à près de trente ans. Nous avons parcouru ensemble le chemin de l’UFR et partagé les grandes étapes de notre engagement au service de la Guinée.
En 1998, alors que je servais au sein du gouvernement dont il était le Premier ministre, j’ai eu le privilège de travailler à ses côtés. Sur les questions économiques, il accordait une grande confiance à mes analyses et à mes propositions. Il disait souvent, avec cette marque de considération qui lui était propre :
« Quand le docteur Ousmane Kaba parle d’économie, il faut appliquer ce qu’il dit. »
Ces mots, venant d’un aîné et d’un chef de gouvernement, sont restés profondément gravés dans ma mémoire. Ils témoignent de la confiance professionnelle qu’il m’accordait, mais surtout de l’estime et du respect qui ont marqué notre relation.
Après le gouvernement, nous avons poursuivi ensemble notre chemin politique et participé à la création de l’UFR. Au fil des années, au-delà de la politique et des responsabilités, une relation profondément humaine, fondée sur le respect, la confiance et la fraternité, s’est construite entre nous », a-t-il témoigné.
Pour le leader politique, la Guinée perd aujourd’hui un homme qui aura consacré une grande partie de sa vie au service de la République. « Un homme profondément attaché à son pays, qui a également œuvré, tout au long de son parcours politique, en faveur du dialogue et de la paix.
Personnellement, je perds un aîné, un compagnon de route et un grand frère. Près de trente années de souvenirs, de confiance, de travail et de fraternité ne peuvent s’effacer avec la disparition d’un homme », a-t-il mentionné tout en présentant ses condoléances :
« En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses compagnons et à l’ensemble du peuple de Guinée.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui pardonne ses péchés, l’accueille dans Son vaste Paradis et donne à sa famille la force et la patience nécessaires pour traverser cette terrible épreuve. »
Macka Djaraye Diallo


