Guinée : les enseignants contractuels haussent le ton et exigent leur intégration sans concours

​Alors que les négociations entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation se poursuivent notamment l’application du protocole d’accord signé en janvier dernier, les enseignants contractuels haussent le ton. Réunis ce jeudi 8 octobre 2026 au siège du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), ces contractuels, dont certains étaient vêtus en rouge et brandissaient des pancartes sur lesquelles est écrit : « Non au concours », ont une nouvelle fois exigé leur intégration à la fonction publique, conformément aux engagements pris dans l’accord. « Les enseignants à la base m’ont demandé de transmettre ceci : à l’issue des rencontres avec le président du Conseil national du dialogue social, avec le Premier ministre et avec le gouvernement, il faut dire au gouvernement guinéen de procéder au téléchargement de la liste des enseignants contractuels et qu’ils soient engagés automatiquement, sans passer par un concours », a laissé entendre Diaka Sow, coordinateur national du collectif des enseignants contractuels de Guinée.

Prenant la parole, le secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation a tenté de calmer les ardeurs. Tout en rassurant, il a réitéré que les leaders syndicaux s’opposent aussi à l’organisation d’un concours pour les non retenus. « Nous avons clairement dit qu’il n’est plus question, ni aujourd’hui ni demain, de parler d’épreuves de concours pour les 4 500 non-retenus ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10. Ce principe est déjà acquis et non négociable. Ce que nous pouvons vous assurer avec une certitude mathématique, c’est que tous ceux qui ont obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 doivent désormais se considérer comme fonctionnaires de la République. Concernant les contractuels de la zone spéciale de Conakry, une commission a été dépêchée auprès du directeur des concours de la fonction publique pour rappeler les termes du protocole », a expliqué le porte-parole de l’intersyndicale.

Il a également abordé la question du statut particulier de l’éducation, précisant que le texte actuellement en cours d’élaboration s’appliquera à l’ensemble du système éducatif. « Le statut que nous élaborons couvrira l’ensemble du secteur : l’enseignement pré-universitaire, l’enseignement technique et professionnel, ainsi que l’enseignement supérieur et la recherche scientifique », a-t-il précisé.

À quand l’application effective des termes du protocole d’accord signé entre l’intersyndicale et le gouvernement ? Les enseignants contractuels attendent cette bonne nouvelle avec impatience.

Mamadou Macka Diallo 666 660 366

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