Le rideau est tombé sur le recensement biométrique de la population en Guinée, lancé officiellement le 15 avril 2025. Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a annoncé la fin des opérations de terrain le vendredi 20 juin 2025, marquant ainsi le début d’une nouvelle phase notamment la centralisation et la remontée des données collectées, dès le lendemain.
Le ministre Ibrahima Kalil Condé, général de deuxième section, à sa prise de parole, a salué le bon déroulement de cette opération nationale. « Le recensement biométrique s’est déroulé dans un climat globalement apaisé. Je remercie l’ensemble des acteurs, des autorités locales aux citoyens mobilisés. »
La prochaine étape, qualifiée de cruciale pour les politiques publiques, consistera à traiter et sécuriser les informations récoltées dans tout le pays. « J’appelle l’ensemble des acteurs concernés à sécuriser le matériel et les données collectées, conformément aux directives qui leur seront transmises par voie de note circulaire », a insisté le ministre.
Il a aussi souligné l’importance stratégique des données issues de ce recensement. « Les données recueillies lors de cette opération seront déterminantes pour plusieurs chantiers majeurs, dont la gestion transparente de l’état civil, la planification du développement, une répartition équitable des ressources publiques ainsi qu’une gouvernance territoriale fondée sur des bases statistiques fiables. »
Pour ce qui est des Guinéens de la diaspora, le ministre a indiqué que le recensement les concernant se poursuivra jusqu’au 25 juin 2025, afin de leur permettre de prendre pleinement part à ce processus d’identification nationale. Une prolongation qui vise à garantir leur inclusion dans les bases de données nationales.
Cette opération, première du genre dans sa dimension biométrique, pourrait poser les fondations d’un registre d’état civil modernisé et unifié, indispensable à la réforme de l’administration publique guinéenne.
Alpha Bah


