Le processus des examens scolaires en République de Guinée pour la session 2025 aborde son dernier virage. Après le Certificat d’Études Élémentaires (CEE) et le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), c’est au tour du baccalauréat unique d’être officiellement lancé ce lundi 23 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Matam, c’est le lycée Coléah qui a servi de cadre au lancement officiel, en présence du président de la délégation spéciale de Matam et des autorités éducatives communales.
Selon Mariam Camara, directrice communale par intérim de l’Éducation de Matam, 2 398 candidats, dont 1 178 filles, répartis dans sept centres toutes options confondues, affrontent les épreuves dans sa circonscription.
Dans son intervention, elle a rappelé le mot d’ordre de tout le processus. « Le mot d’ordre pour cette session, c’est la responsabilité, à tous les niveaux. Que ce soit du côté des candidats ou de l’encadrement, chacun doit être responsable et assumer sa part. Nous exigeons le respect rigoureux des principes et des règlements généraux des examens », a-t-elle insisté.
Poursuivant dans la même logique, Mariam Camara a tenu à rassurer quant aux dispositions prises contre la fraude. « Depuis le CEE jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons enregistré aucun cas de fraude. Nous avons mené des campagnes de sensibilisation auprès des candidats, des parents d’élèves, et même de l’entourage des écoles. Hier, nous avons sillonné tous les centres. Vous pouvez constater que toutes les boutiques autour des écoles sont fermées. Pendant les quatre jours du bac, il n’y aura aucune forme de fraude. Même moi, je n’ai pas de téléphone sur moi. On pense souvent que c’est un moyen de communication indispensable, mais dans ce cadre, il est interdit. Même les superviseurs n’en ont pas. Nous avons expliqué aux candidats que seul le mérite compte. C’est ce que nous recherchons, et eux aussi doivent s’inscrire dans cette dynamique. À Matam, la fraude, on n’en a même pas peur. »
Elle a également souligné une innovation dans le déroulement des épreuves du baccalauréat. « Contrairement au CEE et au BEPC, ici, les sujets ne sont pas transportés par les surveillants. On ne fait pas appel à un surveillant de chaque salle pour assister au lancement. Une fois le sujet lancé dans la salle dédiée, les autres sont remis aux délégués et au chef de centre, qui les distribuent dans les différentes salles. »
Présent sur les lieux, le président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a adressé un message fort aux candidats. « Nous leur avons dit que nous comptons sur eux, que nous les encourageons. Nous leur demandons de faire preuve de sérénité, de concentration et surtout de nous rapporter les résultats attendus. Nous leur avons demandé d’incarner certaines valeurs, de faire honneur à leur travail, à leurs familles et à notre pays. Cet examen est très important. Nous comptons sur eux pour éviter toute forme de fraude, pour restituer ce qu’ils ont appris tout au long de l’année scolaire. Il n’y a pas de secret. Nous avons également encouragé les surveillants, en leur demandant de faire preuve de grande vigilance et de retenue. »
Aliou Diaguissa Sow
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